Scolarité, chômage, PIB et revenu, Québec et comparaisons internationales

1. Personnes ayant un grade universitaire
2. Taux de chômage
3. Produit intérieur brut par habitant
4. Revenu disponible des ménages par habitant
5. Personnes à faible revenu

1. Personnes ayant un grade universitaire

Les personnes qui ont une formation universitaire sont celles ayant atteint un niveau égal ou plus élevé à la licence. En 2020, la proportion de personnes ayant un grade universitaire, parmi la population âgée de 25 à 64 ans, varie, d’un endroit à l’autre, entre 19 % et 45 %. Le Québec, avec une proportion de 32 %, se situe, parmi 25 pays comparés, au 17e rang et le Canada, avec une proportion de 34 %, au 14e rang . En Suisse, en Irlande, en Belgique et aux Pays-Bas, 40 % ou plus des personnes de 25-64 ans ont un grade universitaire. À l’autre extrémité du classement, l’Autriche, l’Italie, la République Tchèque et la France affichent des proportions inférieures à 25 %.

 

Chez les hommes, la proportion de diplômés universitaires varie selon le pays entre 17 % et 48 %. Les hommes de la Suisse se démarquent nettement des autres pays avec 48 % de diplômés universitaires. À l’autre bout du classement, moins d’un homme sur cinq possède un degré universitaire en Autriche et en Italie. Le Canada se positionne au 13e rang et le Québec au 16e rang.

La Belgique, l’Irlande et la Finlande affichent les pourcentages les plus élevés de diplômés universitaires chez les femmes. À l’opposé, les proportions les plus faibles se retrouvent en Autriche, au Japon et en Italie. Le Canada se classe au 15e rang, et le Québec au 16e rang.

Écart hommes-femmes

Les écarts entre hommes et femmes varient beaucoup d’un pays à l’autre en ce qui concerne la formation universitaire. Dans seulement quatre pays, Japon, Corée, Allemagne et Suisse, on retrouve plus de diplômés universitaires chez les hommes que chez les femmes. Au Japon, 74 % plus d’hommes que de femmes ont une formation universitaire. En Corée, en Allemagne et en Suisse, l’écart est de l’ordre de 15 %. Dans les 21 autres états, les femmes sont proportionnellement plus nombreuses que les hommes à détenir un diplôme universitaire. Les écarts les plus importants en faveur des femmes se retrouvent dans les 4 pays scandinaves ainsi qu’au Portugal, en Pologne, en Espagne et en Italie. Au Québec, pour 100 femmes ayant une formation universitaire, on compte 82 hommes. Au Canada, le ratio est de 84 hommes pour 100 femmes.

2. Taux de chômage

Situation actuelle

Au dernier trimestre de 2021, le taux de chômage dans les 25 états comparés fluctue grandement, de 2,2 % à 13,4 %. Avec un taux de 4,9 %, le Québec se situe au 14e rang et le Canada, avec un taux de 6,3 %, au 20e rang.  Les taux les plus bas sont observés en République Tchèque et au Japon et les plus élevés en Italie et en Espagne. Ce dernier pays se démarque nettement des autres états avec un taux de chômage de 13 %.

Le taux de chômage varie d’un pays à l’autre de 1,9 % à 11,9 % chez les hommes et de 2,5 % à 15,1 % chez les femmes. En général, le classement des pays varie peu entre les hommes et les femmes. Les 5 mêmes pays affichent les taux les plus élevés chez les hommes et chez les femmes : l’Espagne, l’Italie, la Suède, la France et la Finlande.

3. Produit intérieur brut par habitant

Situation actuelle

Le produit intérieur brut par habitant constitue un indicateur de l’activité économique d’un pays. En 2016, parmi les 20 états comparés, le PIB varie en dollars américains de 36 144$ en Espagne à 71 346$ en Irlande. Le Canada se classe au 12e rang avec un PIB par habitant de 44 946$ et le Québec au 19e rang avec un PIB de 37 888$.

En plus de l’Irlande, les pays se situant au haut du classement, avec un PIB par habitant supérieur à 60 000$, sont la Suisse et la Norvège.

Variation récente

De 2007 à 2016, la croissance du PIB par habitant en dollars courants a varié entre 11 % et 53 % selon la population. Des hausses de plus de 30 % ont été observées en Irlande, en Allemagne et en Nouvelle-Zélande. À l’inverse, des augmentations inférieures à 15 % ont été enregistrées en Espagne, en Italie, en Norvège, au Canada et en Finlande. Le Québec a fait un peu mieux que le Canada avec une hausse de 16 %.

4. Revenu disponible des ménages par habitant

Le revenu disponible des ménages par habitant permet de mesurer le pouvoir d’achat d’une population. Il représente le montant annuel qui reste à la disposition des ménages une fois toutes les déductions faites (impôts, cotisations diverses, etc.). Les revenus présentés sont en dollars américains constants de 2010, en parité du pouvoir d’achat, afin de rendre comparable les revenus dans le temps et entre les pays. En 2016, le revenu disponible varie d’un état à l’autre entre 16 321 $ et 40 011. Le Canada se positionne plutôt favorablement au 6e rang alors que le Québec se retrouve au 11e rang. Au haut du classement, les États-Unis se démarquent avec un revenu disponible supérieur de plus de 10 000$ au pays se positionnant au second rang. À l’autre extrémité, l’Espagne arrive au dernier rang.

Variation récente

En dollars constants, donc en tenant compte de l’augmentation du coût de la vie d’une année à l’autre, le Canada et le Québec enregistrent entre 2006 et 2016 des hausses du revenu disponible des ménages parmi les plus élevées des pays industrialisées, devancés seulement par la Suède. À l’opposé, l’Italie, l’Espagne, la Belgique et l’Autriche affiche en 2016 une baisse de leur pouvoir d’achat, par rapport à 2006.

5. Personnes à faible revenu

Le Centre d’étude sur la pauvreté et l’exclusion a compilé à partir des données de Statistique Canada et d’Eurostat le taux de faible revenu en 2009 au Québec, au Canada et dans différents pays européens. Le seuil de faible revenu utilisé correspond à 60 % du revenu médian après impôt de chaque état. Étant donné que ces données ne couvrent que le début de la récession la plus récente, elles ne permettent pas de connaître les répercussions de cette récession sur l’évolution récente des taux de faible revenu.

Selon ces données, le Québec se classerait au 7e rang avec une proportion de personnes à faible revenu de 14 % alors que le Canada se retrouverait à l’avant-dernier rang avec une proportion de 19 %. Trois pays présente des pourcentages inférieurs ou égaux à 12 %, les Pays-Bas, la Norvège et l’Autriche alors qu’à l’autre extrémité, l’Espagne ferme la marche avec près de 20 % de personnes à faible revenu.

6a.1 faible revenu int

De 2001 à 2009, trois états ont enregistrés une baisse tangible du pourcentage de personnes à faible revenu : l’Irlande, 29 %, le Québec, 12 % et le Portugal, 11 %. À l’opposé, les taux de faible revenu ont augmenté de plus de 10 % en Suède, en Allemagne, au Danemark, en Finlande et en Belgique.

6a.2 faible revenu int

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