Mortalité par tumeurs malignes, Québec et comparaisons internationales

1. Tumeurs malignes
2. Cancer du poumon
3. Cancer colorectal
4. Cancer du sein
4. Cancer de la prostate

1. Tumeurs malignes

Situation actuelle

Parmi les 20 états comparés, le Québec se classe en 2017 au 11e rang chez les hommes pour le taux de mortalité par tumeurs malignes alors que le Canada fait beaucoup mieux en se positionnant au 6e rang. La Suède, les États-Unis, la Finlande et la Suisse affichent les taux de mortalité les plus faibles. À l’opposé, le Danemark, les Pays-Bas, l’Irlande, la France et le Royaume-Uni enregistrent les taux les plus élevés.

Chez les femmes, le Québec se situe au 18e rang. Le Canada se positionne un peu mieux, au 14e rang. Les taux les plus faibles sont observés au Japon et en Espagne alors que ceux les plus élevés sont enregistrés par le Danemark, l’Irlande, le Québec, le Royaume-Uni, la Nouvelle-Zélande et les Pays-Bas.

Écarts hommes-femmes

Dans tous les états comparés, les hommes subissent une mortalité par tumeurs nettement supérieures aux femmes. L’indice de surmortalité masculine varie ainsi d’un pays à l’autre de 131 à 203. Les indices les plus faibles sont dénotés en Suède, au Québec, aux États-Unis, en Nouvelle-Zélande, au Canada et au Danemark et les plus marqués en Espagne, au Japon et en France.

Variation récente

Entre 2007 et 2017, la diminution de la mortalité par tumeurs chez les hommes se situe entre 9 % et 18 %, selon le pays. Le Québec affiche la baisse la plus forte.

Chez les femmes, la diminution de la mortalité par tumeurs varie entre 2 % et 13 %. Le Québec se situe au 9e rang avec une baisse de 9 % et le Canada au 3e rang avec une diminution de 12 %.

2. Cancer du poumon

Situation actuelle

Parmi les 20 états comparés, le Québec se situe en 2017 au dernier rang chez les hommes pour le taux de mortalité par cancer du poumon alors que le Canada, au 13e rang, se positionne un peu mieux. La Suède se démarque avec un taux nettement inférieur aux autres pays.

Chez les femmes, le Québec se situe au dernier rang suivi du Danemark et du Canada. À l’opposé, les Japonaises et les Espagnoles devancent clairement les autres nations avec des taux très faibles de mortalité par cancer du poumon.

Écarts hommes-femmes

L’indice de surmortalité masculine par cancer du poumon varie de 113 en Suède à 424 % en Espagne. L’indice est de 135 au Canada et de 137 au Québec.

Variation récente

De 2007 à 2017, la mortalité par cancer du poumon a diminué chez les hommes, selon le pays, entre 12 % et 32 %. Le Québec et le Canada ont enregistré des baisses parmi les plus fortes.

Chez les femmes, les Américaines se démarquent nettement avec une baisse de 22 %. Au Canada, la mortalité par cancer du poumon a diminué de 10 % et au Québec de 4 %. Les Espagnoles montrent une hausse de près de 50 % en 10 ans. Au total, 12 états sur 20 ont enregistré une hausse de la mortalité par cancer du poumon chez les femmes.

3. Cancer colorectal

Situation actuelle

Parmi les 20 états comparés, le Québec se classe au 14e rang chez les hommes pour le taux de mortalité par cancer colorectal alors que le Canada, au 7e rang, se positionne un peu mieux. Les États-Unis, l’Australie et la Suisse affichent les taux les plus faibles. En contrepartie, l’Irlande et l’Espagne présentent les taux les plus élevés.

Chez les femmes, le Québec se situe au 17e rang  et le Canada au 10e rang. Les taux les plus bas sont enregistrés par la Suisse, les États-Unis, l’Australie et l’Autriche et les plus hauts par la Norvège, la Nouvelle-Zélande et le Danemark.

Écarts hommes-femmes

D’un pays à l’autre, les hommes montrent, par rapport aux femmes, des indices de surmortalité qui varient de 123 en Norvège à 203 en Espagne. Au Québec, l’indice est de 147 et au Canada, de 149.

Variation récente

L’ampleur de la diminution de la mortalité par cancer colorectal entre 2007 et 2017 varie beaucoup d’un état à l’autre. Chez les hommes, les États-Unis, l’Allemagne, la Belgique et la Suisse présentent des baisses de 20 % ou plus. À l’opposé, la Finlande affiche une diminution négligeable. Le Québec, avec une baisse de 19 %, et le Canada avec une diminution de 153 % se classent respectivement au 7e et 9e rang.

Chez les femmes, l’Autriche, l’Allemagne, l’Australie, les États-Unis et le Danemark enregistrent des baisses de plus de 30 %. Au Québec, la baisse a été de 20 % et au Canada de 14 %.

4. Cancer du sein

Situation actuelle

Parmi les 20 états comparés, le Québec se classe au 9e rang et le Canada au 8e rang en ce qui a trait à la mortalité par cancer du sein. Le Japon se distingue avec un taux nettement inférieur aux autres pays alors que l’Irlande, le, Danemark, la Belgique, l’Allemagne et les Pays-Bas montrent les taux les plus élevés.

Variation récente

Le Japon est le seul pays qui enregistre une hausse de la mortalité par cancer du sein entre 2007 et 2017. Le Québec et le Canada affichent des baisses parmi les plus fortes. Le Danemark et la Belgique dominent avec des baisses de 20 % ou plus.

5. Cancer de la prostate

Situation actuelle

Parmi les 20 états comparés, le Québec se classe au 4e rang et le Canada au 6e rang pour la mortalité par cancer de la prostate. Le Japon se distingue avec un taux nettement inférieur aux autres pays. Trois pays scandinaves, le Danemark, la Suède et le Norvège présentent les taux les plus élevés.

Variation récente

D’un pays à l’autre, la diminution de la mortalité par cancer de la prostate a oscillé entre 6 % et 26 % de 2007 à 2017. Le Québec affiche l’une des diminutions les plus faibles après l’Allemagne, le le Danemark, le Royaume-Uni et la Nouvelle-Zélande. Le Canada se positionne au 11e rang. La Norvège et la France enregistrent les baisses les plus fortes.

 

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