Données sur la COVID-19 au Québec selon l’âge et la région

Mise à jour du 12 juin 2021

Voir également

Situation du Québec sur le plan nord-américain
Situation du Québec sur le plan international

Surmortalité hebdomadaire en 2020 et 2021 en lien avec la COVID-19 au Québec et ailleurs dans le monde.

En résumé

La diminution des nouveaux cas, des hospitalisations totales et en soins intensifs ainsi que des décès se poursuit depuis plus d’un mois. En parallèle, la proportion de la population ayant reçu une première dose augmente rapidement. Les gains face à la COVID s’accélèrent dans tous les groupes d’âge et toutes les régions.


Lorsqu’un décès survient par COVID-19, celui-ci est l’aboutissement d’une série d’événements qui peuvent s’étendre sur plusieurs semaines. Le suivi de la mortalité ne constitue donc pas une mesure permettant de détecter rapidement une reprise de la COVID-19 dans la population, ni une diminution. Il est donc nécessaire de suivre les événements en amont qui mènent dans les cas les plus sévères aux décès, en commençant tout d’abord par les cas confirmés puis après les admissions à l’hôpital et celles en soins intensifs.

Le graphique suivant présente l’évolution des nombres quotidiens liés à ces événements depuis le 25 mars 2020. À noter que les nombres de nouveaux cas confirmés et d’hospitalisations en cours sont présentés sur une échelle secondaire située à la droite du graphique alors que les décès et les soins intensifs en cours se rapportent à l’échelle de gauche. L’évolution des différentes courbes montrent bien les deux vagues de la pandémie et le début de la troisième vague. La première a débuté au mois de mars et s’est terminée au mois de juillet alors que la deuxième est apparue au début de septembre et s’est étendue jusqu’à la fin mars 2021. Dans la deuxième vague, les nouveaux cas quotidiens ont dépassé au mois de décembre le sommet atteint durant le pic du printemps en avril et mai 2020.

À la mi-mars 2021, les cas quotidiens,  les hospitalisations totales ainsi qu’en soins intensifs ont recommencé à augmenter et le Québec est passé dans la troisième vague. Les décès n’ont cependant pas augmenter de façon tangible. Au début d’avril, a débuté une diminution des cas quotidiens qui s’est étendue dans les semaines suivantes aux hospitalisations totales et en soins intensifs et qui continuent de se prolonger jusqu’à maintenant. Cela a entraîné la mise en place, par le gouvernement, d’un plan de déconfinement, en plusieurs étapes qui s’étend sur plusieurs mois.

 

Le graphique suivant permet de suivre l’évolution de la proportion de tests positifs depuis le début de la pandémie. Cette information permet de mesurer l’ampleur de la contagion dans la population. Durant la première vague de la pandémie, le niveau de positivité a atteint un sommet de 14 % à la fin avril pour diminuer rapidement. Le niveau de positivité a recommencé à grimper en septembre pour plafonner à près de 10 % au début de janvier 2021. Par la suite, il a fortement diminué pour atteindre un plancher de 2,5 %. Depuis le début de la troisième vague, autour du 20 mars, le taux de positivité est passé de 2,5 % à plus de 4 % pour redescendre depuis plus d’un mois et passer à 1 % au cours des derniers jours.

 

Les deux graphiques ci-dessous décrivent la répartition selon l’âge des cas confirmés et des décès, durant la première vague, avant le 1er septembre, durant la deuxième vague, du 1er septembre au 19 mars, et durant la troisième vague, depuis le 20 mars. Il est ainsi possible de comparer la distribution selon l’âge entre les trois vagues. Dans le graphique de gauche qui porte sur les cas confirmés, l’on peut voir un déplacement des cas dans les groupes les plus jeunes. L’importance relative des moins de 20 ans est passée de 9 % lors de la première vague, à 22 % pour la deuxième vague et à 29 % pour la troisième. À l’inverse, chez les 80 ans et plus, la proportion a diminué d’une vague à l’autre, de 19 %, à 6 %, puis à 2 %.

Dans le cas des décès, la répartition selon l’âge a surtout varié entre la deuxième et la troisième vague alors que la proportion a diminué chez les 80 ans et plus et augmenté dans les autres groupes d’âge.

 

Le graphique suivant permet de comparer les taux de nouveaux cas moyens selon le groupe d’âge des 7 derniers jours en date du 10 juin. Les taux les plus élevés sont observés chez les 10-19 ans et les 20-29 ans. On peut observer une démarcation nette entre les taux des 50 ans et plus et ceux des autres groupes d’âge. Le taux de l’ensemble de la population a diminué de 36 % au cours de la dernière semaine. Tous les groupes d’âge ont bénéficié d’une diminution importante.

 

Le graphique 5 montre le taux d’hospitalisations en cours selon le groupe d’âge en date du 11 juin 2021. Le taux présente une progression constante selon l’âge. Au cours de la dernière semaine, le taux a diminué de 20% dans l’ensemble de la population. Le taux d’hospitalisation a diminué dans tous les groupes d’âge.

 

Le taux de tests positifs se situe actuellement à 1,0 %. D’un groupe d’âge à l’autre, il varie de près de 0 % chez les 80 ans et plus à 2 % chez les 10 à 29 ans.

 

En date du 10 juin, 77 % de la population âgée de 12 ans et plus, soit celle visée par la vaccination, a reçu une première dose du vaccin. Chez les personnes de 70 ans et plus, plus de 90 % de la population a reçu une première dose. La proportion diminue avec l’âge pour passer sous les 75 % dans le groupe des 30 à 49 ans, à 62 % chez les 18 à 29 ans et à 50 % chez les 12 à 17 ans. En ce qui concerne la population ayant reçu deux doses, chez les 80 ans et plus, la proportion atteint maintenant plus de 40 %.

 

Le graphique suivant présente le taux quotidien moyens de nouveaux cas pour les 7 derniers jours en date du 10 juin 2021. Le taux de l’ensemble du Québec est de 22 cas par million. La région de Chaudière-Appalaches se démarque avec un taux de 45 par million. À l’échelle de l’ensemble du Québec, le taux de nouveaux cas a diminué de 36 %. La plupart des régions ont bénéficié d’une baisse importante. Deux régions se situant en zone verte montre une hausse inquiétante au cours de la dernière semaine, et leur taux respectif dépasse celui de plusieurs régions classées en zone jaune.

 

En date du 11 juin 2021, les régions qui présentaient les taux les plus élevés d’hospitalisations en cours sont Montréal et l’Outaouais.  Au cours de la dernière semaine, les hospitalisations en cours ont diminué de 20%. Dans la majorité des régions, le taux a diminué.

 

La proportion de tests positifs permet d’avoir une mesure plus précise du niveau d’infection de la population des différentes régions. Le taux à l’échelle du Québec est de 1,0 %. Il varie de moins 0 % dans les régions les plus éloignées à 2 % en Outaouais.

 

En date du 1er septembre, le taux cumulatif de décès par COVID-19 de l’ensemble du Québec est de 675 décès par million d’habitants. Les régions de Laval et de Montréal présentent les taux les plus élevés, dépassant 1 500 décès par million.  Quatre autres régions présentent des taux relativement élevés, elles sont dans l’ordre, Montérégie, Laurentides, Lanaudière et Mauricie-Centre-du-Québec.

Lors de la deuxième vague, du 1er septembre 2020 à la fin de mars 2021, l’ordre des régions les plus touchées par la mortalité par COVID-19 s’est modifié. Ce sont la Capitale-Nationale, le Saguenay-Lac-Saint-Jean et Chaudière-Appalaches qui affichent les niveaux de mortalité les plus forts. Montréal et Laval se retrouvent sous la moyenne québécoise. Enfin, depuis le début de la troisième vague, autour du 20 mars 2021, Chaudière-Appalaches, la Capitale-Nationale et l’Outaouais rapportent les taux le plus élevés.

 

À l’échelle du Québec, la proportion de la population de 12 ans et plus ayant reçu une première dose est de 77 %. D’une région à l’autre, la proportion varie entre 74 % et 83 % sauf pour le Nunavik où seulement 51 % de la population a été rejointe.

 

Toutes les personnes vivant en CHSLD et en résidences privées pour aînés (RPA) ont reçu deux doses de vaccin contre la COVID-19. Sur le graphique suivant, il est possible de voir que le nombre de décès a diminué drastiquement dans les différents milieux de vie. La vaccination a certainement été un facteur important dans la diminution observée tout d’abord dans les CHSLD puis dans les autres milieux de vie au fur et à mesure que la vaccination rejoignait plus de personnes.

 

On observe des modifications dans la répartition des décès selon le milieu de vie entre les trois vagues de la pandémie. Avant le 1er septembre, les CHSLD regroupaient plus des deux tiers des décès alors que durant la deuxième, 36 % des décès sont survenus dans ce milieu. Dans les trois autres milieux, les domiciles, les résidences privées pour aînés (RPA), les ressources intermédiaires (RI) et autres, les proportions ont augmenté, notamment chez les personnes à domicile où la proportion de décès a triplé. Depuis le début de la troisième vague, ce sont chez les personnes vivant à domicile que se concentre la majorité des décès alors que les CHSLD comptent pour moins d’un décès sur quatorze.

 

Statistique Canada a publié des données sur les causes de décès selon la semaine, par province, depuis 2010 jusqu’au début de mars 2021. Les données semblent relativement complètes jusqu’à la semaine du 27 février 2021. Par la suite, les données sont plus partielles et les nombres chutent drastiquement.

Ces données permettent ainsi de comparer l’évolution des différentes causes de décès en 2019, 2020 et 2021 et de voir l’importance relative des décès par COVID.  Ainsi le graphique suivant montre bien que lors de la première vague de la pandémie, au printemps 2020, ainsi que durant la deuxième vague, jusqu’à la fin de février, les décès par COVID (en rouge sur le graphique) se sont ajoutés aux autres décès et ont entraîné une forte surmortalité. Bien que les décès par COVID ont précipité la mort de nombreuses personnes en fin de vie en CHSLD, les décès des deux premières causes de décès, les tumeurs et les maladies du cœur n’ont diminué que légèrement pendant les semaines où la pandémie était à son pic.

 

Les données de Statistique Canada permettent également de voir la répartition pour l’ensemble de l’année 2020,  des différentes causes de décès. Les catégories retenues par Statistique Canada  ne sont pas très détaillées et ne permettent pas de comparer des causes importantes comme les tumeurs malignes du poumon. Parmi les causes retenues, la COVID-19 constitue, avec 11 % des décès, la troisième cause de décès après les tumeurs, 29 % et les maladies du cœur, 16 %.

 

  Situation du Québec sur le plan nord-américain

  Situation du Québec sur le plan international

 

Les commentaires sont fermés