Mortalité par COVID-19 au Québec : comparaisons nord-américaines et internationales.

Voir également Excès hebdomadaires de décès en 2020 en lien avec la COVID-19 au Québec et ailleurs dans le monde.

En résumé

Le Québec ainsi que les autres provinces canadiennes et la plupart des pays européens continuent d’afficher de faible taux de mortalité par COVID-19 en août et en septembre alors qu’aux États-Unis et dans les pays plus au sud, la mortalité continue d’être élevée.

Cependant, les données sur les nouveaux cas confirmés de COVID-10 montrent une hausse continue depuis quelques semaines. Au Québec, le taux quotidien moyen de nouveaux cas se situe actuellement au même niveau que celui observé au début du mois de juin. Si cette hausse semble inquiétante, les comparaisons nord-américaines et internationales permettent pour le moment de relativiser les choses.

Les taux de cas confirmés par régions illustrent bien comment se démarquent les régions classées par le gouvernement québécois dans la catégorie jaune de pré-alerte.

1. Limites des données sur la COVID-19
2. Situation au Québec
3. Situation du Québec sur le plan nord-américain
4. Situation du Québec sur le plan international
5. Situation de la région Montréal-Laval comparée à d’autres régions urbaines

1. Limites des données sur les décès par COVID-19

La comparaison des données sur la COVID-19 au Québec et ailleurs dans le monde nécessite de la prudence. Les cas détectés d’un pays à l’autre, la statistique la plus utilisée dans les médias, peuvent dépendre de l’intensité des tests et des critères utilisés pour retenir les cas. Les cas les plus graves, soient ceux menant à une hospitalisation en soins intensifs ou à un décès, sont mieux comptabilisés. En l’absence actuellement de données disponibles pour les hospitalisations dans les différents pays, la statistique la plus fiable pour comparer le Québec à d’autres états demeure les taux de mortalité.

Pour les comparaisons internationales et nord-américaines, les données présentées ci-dessous ne permettent pas de distinguer les décès survenus chez les pensionnaires des établissements pour personnes âgées de ceux survenus dans le reste de la population. Au Québec, les personnes résidant dans les établissements pour personnes âgées (CHSLD et résidences privées pour aînés) constituent plus de 80 % des décès par COVID-19, ce qui teinte les résultats obtenus pour l’ensemble de la population.

De plus, dans la plupart des pays, les statistiques sous-estiment les décès par COVID-19 survenus dans les établissements pour personnes âgées. Au Québec, depuis le 10 avril, les décès suspectés d’être liés à la COVID-19 sont enquêtés. Ce qui n’est pas le cas dans la majorité des pays.

Par ailleurs, il est généralement reconnu que les statistiques sur les causes de décès au Québec sont parmi les meilleures au monde. Cela pourrait expliquer en partie pourquoi les taux de mortalité par COVID-19 présentés ici pour le Québec peuvent sembler élevés dans les comparaisons internationales et nord-américaines. L’autre facteur principal à considérer dans les taux élevés du Québec est la proportion particulièrement élevée de personnes en établissement pour personnes âgées (CHSLD publics et privés, résidences pour personnes âgées) décédées de la COVID-19. Afin de réduire les variations quotidiennes des données dues à différents facteurs, jours fériés, fins de semaine, rattrapages ponctuels dans la compilation et l’enregistrement des décès, des moyennes mobiles sur 7 jours sont quelquefois utilisées.

Au moment de cette mise à jour, les nouveaux cas confirmés de COVID-19 sont à la hausse tant au Québec que dans la plupart des pays. Des graphiques présentant les données les plus récentes sur les cas confirmés ont été ajoutés tant dans la section sur la situation au Québec que dans les autres relatives aux comparaisons nord-américaines et internationales.

2. Situation au Québec

Lorsqu’un décès survient par COVID-19, celui-ci est l’aboutissement d’une série d’événements qui peuvent s’étendre sur plusieurs semaines. Le suivi de la mortalité ne constitue donc pas une mesure permettant de détecter rapidement une reprise de la COVID-19 dans la population. Il est donc nécessaire de suivre les événements en amont qui mènent dans les cas les plus sévères aux décès, en commençant par les cas confirmés puis les admissions à l’hôpital et celles en soins intensifs.

Le graphique suivant présente l’évolution des nombres quotidiens liés à ces événements depuis le 25 mars. À noter que les nombres de nouveaux cas confirmés sont présentés sur une échelle secondaire située à droite du graphique.

Alors que les nombres relatifs aux décès et aux hospitalisations demeurent très bas depuis le mois de juillet, les nombres de nouveaux cas confirmés affichent une hausse constante depuis près d’un mois pour se situer au niveau observé au début du mois de juin.

 

Les décès par COVID-19 ont touché plus fortement certains sous-groupes de la population. Trois décès sur quatre se sont produits chez les personnes âgées de 80 ans et plus. Plus de 8 décès sur 10 se rapportent à des personnes vivant en établissement pour personnes âgées, et près de 70 % à des personnes vivant en CHSLD. Les régions de Montréal et de Laval regroupent plus de 70 % des décès. Enfin, les CHSLD de Montréal et de Laval comptabilisent à eux seuls plus de la moitié des décès par COVID-19 au Québec.

Comment se comparent les taux par âge de décès et de cas confirmés ? Le graphique illustre bien l’augmentation de la mortalité par COVID-19 avec l’âge. Le taux est très faible en bas de 70 ans pour ensuite grimper de façon exponentielle. Pour les cas confirmés, le taux présente peu de variation avant 80 ans alors qu’il explose chez les 80-89 ans et les 90 ans et plus.

Avant 70 ans, les décès représentent moins de 10 % des cas confirmés alors que cette proportion passe à 21 % chez les 70-79 ans, à 34 % chez les 80-89 ans et à 40 % chez les 90 ans et plus.

Le graphique suivant montrent les taux quotidiens moyens de nouveaux cas confirmés selon le groupe d’âge pour les semaines du 9 au 15 septembre et du 16 au 22 septembre. Tous les groupes d’âge ont été touchés par l’augmentation des taux de nouveaux cas depuis le début de septembre. Les groupes présentant les taux les plus élevés pour la dernière semaine sont les 20-29 ans, les 90 ans et plus et les 10-19 ans.

 

Le taux de décès de l’ensemble du Québec est de 680 décès par million d’habitants. Les régions de Laval et de Montréal présentent les taux plus élevés, dépassant 1 500 décès par million.  Trois autres régions présentent des taux relativement élevés, il sont dans l’ordre, Laurentides, Montérégie et Lanaudière.

Lorsque l’on tient compte uniquement des décès survenus parmi la population vivant à domicile, les taux sont dix fois plus faibles et les écarts entre les régions sont moins importants. Les taux de Montréal, Laval, Lanaudière et Montérégie dépassent la moyenne québécoise.

Le gouvernement du Québec utilise depuis quelques semaines un système de classification des régions selon différents niveaux d’alerte pour la COVID-19. Le graphique suivant présente pour chaque région le taux quotidien moyen de nouveaux cas confirmés pour les semaines du 9 au 15 septembre et du 16 au 22 septembre. À l’échelle de l’ensemble du Québec, le taux quotidien est passé en une semaine de 34 par million à 49 par million, soit une hausse de 44 %. La majorité des régions ont enregistré une hausse notable. Cinq régions sont classées dans la zone d’alerte orange, Capitale-Nationale, Chaudière-Appalaches, Montréal, Laval et Outaouais avec des taux de nouveaux cas supérieurs à 40 par million. Sept autres régions, présentant des taux supérieurs à 20 cas par million, se retrouvent en situation de pré-alerte, en jaune. Le Bas Saint-Laurent est en zone jaune malgré son taux élevé car le nombre de cas a diminué de façon tangible en une semaine. Enfin, la Gaspésie-îles-de-la-Madeleine reste en zone verte malgré un taux de 62 par million.

 

À toutes les deux semaines, l’Institut de la statistique du Québec met à jour les données sur les décès par semaine pour l’année 2020. Il est ainsi possible de comparer ces données à celles des années précédentes pour la même période. Le graphique ci-dessous présente les décès par COVID-19 ainsi que l’excès des décès de l’année 2020 par rapport à la moyenne des cinq années précédentes, 2015 à 2019, depuis la première semaine de 2020 jusqu’à la semaine se terminant le 15 août.

Jusqu’à la semaine se terminant le 21 mars, l’on ne dénote pas de tendances précises dans l’écart entre l’année 2020 et les années antérieures. À partir de la semaine du 28 mars, le nombre de décès excédentaires en 2020 évolue parallèlement à celui des décès par COVID-19. Pendant le pic de la pandémie, les décès par COVID-19 sont plus nombreux que les décès excédentaires.

Pour les dernières semaines, à l’exception de celle se terminant le 4 juillet, l’écart ne passe pas en zone négative, comme l’on aurait pu s’y attendre avec le nombre très faible de décès par COVID-19. Étant donné qu’une proportion importante de décès par COVID-19 est survenue en CHSLD chez des personnes en fin de vie, on pourrait penser que la pandémie aurait fait devancer de quelques jours ou semaines de nombreux décès. Il devrait donc y avoir par la suite un creux dans les décès que l’on ne retrouve pas jusqu’à maintenant. Mais comme les chiffres des dernières semaines sont corrigés à partir d’un facteur de pondération plus élevé que pour les semaines moins récentes pour tenir compte des délais dans le traitement des décès, il se peut que les données changent avec les prochaines mises à jour.

Les écarts de décès entre 2020 et les années précédentes peuvent être illustrés sous forme de pourcentage. Il est ainsi possible d’établir des comparaisons entre populations de différentes tailles. Ainsi, le graphique suivant présente les excès de décès en 2020 pour le Québec, dans son ensemble, ainsi que pour trois regroupements de régions, Montréal et Laval; Lanaudière, Laurentides et Montérégie; et les autres régions. Les données pour les régions couvrent 3 semaines de moins que celles pour l’ensemble du Québec.

Pendant deux semaines, s’étendant de la fin avril au début de mai, les décès observés en 2020 dépassaient de plus de 60 % la moyenne des décès survenus les mêmes semaines pour les années 2015 à 2019. Pour Montréal-Laval, l’excès a dépassé 190 %.

Dans le regroupement Lanaudière, Laurentides et Montérégie, le pourcentage d’excès est à son sommet à la fin du mois de mai à plus de 40 % alors que dans le regroupement des autres régions du Québec, l’on dénote deux sommets, à la fin du mois de mars et à la fin du mois de mai, ne dépassant pas 20 %. Montréal-Laval se démarque des autres régions avec un écart négatif de décès durant la semaine se terminant le 4 juillet 2020 de plus de 20 % par rapport aux cinq années précédentes.

3. Situation du Québec sur le plan nord-américain

En Amérique du Nord, cinq états du Nord-Est des États-Unis affichent des taux cumulés de l’ordre de 1 000 décès ou plus par million d’habitants, New Jersey, New York, Massachusetts, Connecticut et Louisiane. Le Québec se compare à l’Illinois. L’Ontario et le Canada se positionnent très bien alors que la Colombie-Britannique enregistre le taux le plus bas.

Au cours des quinze premiers jours du mois de septembre, cinq états américains, tous situés dans le sud des États-Unis, se démarquent avec des taux nettement plus élevés qu’ailleurs : le Mississippi, la Floride, la Georgie, la Louisiane et le Texas. Le taux global des États-Unis représente plus de 10 fois celui du Canada. Le Canada et les trois provinces canadiennes affichent les taux les plus faibles. Les États du nord ayant connu des taux très élevés en mars et avril se retrouvent maintenant avec une mortalité par COVID-19 parmi les moins élevées aux États-Unis mais toujours à un niveau nettement plus élevé qu’au Canada.

En amont des décès, il est intéressant de comparer l’ampleur des taux quotidiens moyens des cas confirmés de COVID-19 entre les provinces canadiennes et les états américains. Tout d’abord, l’on dénote un clivage important entre les niveaux observés au Canada, où les taux sont beaucoup plus bas, et aux États-Unis, tant pour le mois d’août que pour les 15 premiers jours de septembre. Aux États-Unis, les quatre états les plus touchés depuis le début de la pandémie par la mortalité par COVID-19, New Jersey, New York, Massachusetts et Connecticut, sont ceux qui affichent les taux les plus bas de cas confirmés.

Le graphique de droite, illustre, en rouge, les endroits où le taux quotidien moyen a augmenté en septembre par rapport en août. Les états affichant les taux les plus élevés semblent avoir atteint un sommet en août et l’on observe pour ceux-ci une légère diminution en septembre. À l’opposé, les endroits ayant les taux les plus faibles en août enregistrent en septembre une hausse. Au Québec, le taux a plus que doublé.

4. Situation du Québec sur le plan international

Le graphique ci-dessous présente le taux cumulatif de mortalité jusqu’au 15 septembre qui permet d’illustrer l’impact épidémiologique de la COVID-19 dans les différents pays depuis le début de la pandémie. Le Pérou et la Belgique représentent les pays les plus touchés par la COVID-19, avec des taux supérieurs à 800 décès par 1 million d’habitants suivi de loin par le Québec, l’Espagne, le Chili, le Brésil, le Royaume-Uni et les États-Unis. La Suède, qui a appliqué un confinement très partiel, montre un taux qui est plus de 5 fois celui de ses pays voisins. Le Canada se positionne au milieu du classement.

Au cours des quinze premiers jours de septembre, les États-Unis et les pays plus au sud en Amérique présentent les taux les plus élevés. L’Australie dépasse pour la première fois tous les pays européens, à l’exception de l’Espagne. Le Québec, le Canada, l’Ontario et la Colombie-Britannique se retrouvent parmi les endroits ayant un taux de moins de 3 décès par million.

Dans les comparaisons internationales, le Québec affiche l’un des taux cumulé les plus élevés de mortalité par COVID-19. Les données sur les excès de décès de l’année de 2020 par rapport aux années précédentes peuvent être utilisées pour évaluer le taux de couverture des décès par COVID-19 au Québec par rapport à d’autres pays. Dans les prochains graphiques, pour chaque pays comparé, la mortalité excédentaire de 2020 et celle par COVID-19 y sont présentées sous forme de taux. Il est ainsi possible de comparer l’ampleur des deux types de mortalité entre chaque pays et d’illustrer l’écart entre la mortalité excédentaire et la mortalité par COVID-19.

Les graphiques illustrent bien que pour certains pays, comme l’Espagne, l’Italie et le Royaume-Uni, durant le pic de la pandémie, le nombre de décès par COVID-19 recensés est bien inférieur au nombre de décès excédentaires observés durant la même période. Le Québec est l’un des endroits montrant le plus de similitude dans l’évolution des deux courbes de décès.

Pour chaque pays étudié, il est possible de comparer le nombre de décès excédentaires en 2020 à celui du nombre de décès par COVID-19 déclarés. On peut voir ainsi que le ratio du nombre de décès par COVID-19 par rapport au nombre de décès excédentaires en 2020 varie, d’un pays à l’autre, entre 0,54, en Espagne, et 1,16 en Suède. En l’absence de crises autres que la COVID-19, on peut présumer, lors des semaines où les excès sont les plus élevés, que les décès excédentaires sont des décès par COVID-19. Les ratios peuvent ainsi permettre d’estimer sommairement le taux de couverture des décès par COVID-19. Ainsi, la France et le Québec présenteraient la couverture la plus précise des décès par COVID-19.

Les écarts de mortalité en 2020 par rapport aux années précédentes permettent de comparer l’impact de la pandémie sur la mortalité entre les pays, malgré les couvertures inégales des décès par COVID-19. Il est ainsi possible de mieux définir le calendrier de la pandémie spécifique à chaque pays. L’Italie constitue le premier pays à atteindre un sommet dans l’excès de mortalité à la fin mars, suivi de l’Espagne et de la France, au début avril puis de la Suède et de la Belgique, à la mi-avril. Au Québec, le pic de l’excès de mortalité a été atteint au début de mai.

Les États-Unis affichent le pic le plus faible, 46 %, mais constitue le pays pour lequel la phase active de la pandémie dure le plus longtemps. Le pic le plus élevé est observé pour l’Espagne, 154 %, puis pour le Royaume-Uni, 108 % et la Belgique, 104 %. Au Québec, lors de la semaine se terminant le 2 mai, l’excès de mortalité atteint 64 %.

L’examen des données pour les dernières semaines montrent des situations particulières. Tout d’abord, les États-Unis continuent à afficher un excès important de mortalité jusqu’à la fin du mois d’août. Puis, l’Espagne se situe en zone d’excès pour les 8 dernières semaines. La Belgique, après avoir vu les décès de 2020 passer sous la moyenne de 2015-2019, enregistre un excès de plus de 50 % à la mi-août.

La comparaison des taux quotidiens moyens de nouveaux cas confirmés permettent d’avoir une image plus à jour de l’évolution de la pandémie dans les différents endroits du monde. Les endroits affichant les taux les plus élevés sont principalement les États-Unis et les pays plus au sud en Amérique. Le Canada et les trois principales provinces canadiennes se retrouvent parmi les pays les moins touchés.

Sauf pour les pays présentant les taux les plus élevés et qui semblent avoir atteint un sommet au mois d’août, la plupart des territoires montrent une hausse marquée depuis le début de septembre. En Europe, la France et l’Espagne sont particulièrement touchées avec des taux quotidiens supérieurs à 100 cas par million d’habitants. Parmi les pays ayant des taux relativement faibles, seuls la Nouvelle-Zélande, l’Australie, la Corée du Sud, le Japon et la Suède ne montrent pas d’augmentation du taux quotidien en septembre.

5. Situation de la région de Montréal-Laval comparée à d’autres régions urbaines

Les régions de Montréal et Laval combinés enregistrent un taux de mortalité qui est 8 fois celui du reste du Québec. Un des facteurs privilégiés pour expliquer cet écart concerne la densité de la population. Comment Montréal-Laval se compare-t-elle avec d’autres régions urbaines densément peuplées ? Une comparaison est effectuée dans le graphique suivant avec l’autre grande ville du Canada, Toronto, les villes américaines de Boston, Chicago et New York ainsi que les villes ou les régions européennes de Londres, Paris, Madrid et la Lombardie, la région la plus touchée en Italie, dont la capitale est Milan.

On peut ainsi constater que parmi les régions urbaines comparées, seules New York et la Lombardie enregistrent des taux de mortalité par COVID-19 supérieurs à Montréal-Laval. Toronto, ville plus densément peuplée que Montréal, et ayant plus d’échanges de visiteurs, affiche la situation la plus enviable.

Enfin, il est possible de comparer les écarts de décès pour 2020 pour la région Montréal-Laval à ceux observés dans d’autres grandes villes du monde. Les villes comparées à Montréal-Laval sont celles représentant les épicentres des pays analysés précédemment. Si Montréal-Laval semble afficher un excès de décès important durant les semaines du pic de la pandémie, plusieurs villes montrent des excès encore plus importants. La ville de New York constitue le cas le plus extrême avec un excès de plus de 600 % au mois d’avril. Madrid, 455 %, Londres, 236 %, ainsi que Bruxelles, 205 % enregistrent également des excès qui dépassent la pointe de 193 % observée à Montréal-Laval.

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