La situation de la COVID-19 au Québec

Mise à jour du 31 mars 2022

Voir également

Surmortalité hebdomadaire en 2020 et 2021 en lien avec la COVID-19 au Québec et ailleurs dans le monde.

En résumé

Les nombres d’hospitalisations totales et en soins intensifs ont commencé à grimper depuis une semaine alors que le taux de positivité est en hausse depuis près d’un mois, ce qui fait dire aux experts et aux autorités de santé publique que le Québec se situe maintenant dans une sixième vague de la pandémie de la COVID-19.


Lorsqu’un décès survient par COVID-19, celui-ci est l’aboutissement d’une série d’événements qui peuvent s’étendre sur plusieurs semaines. Le suivi de la mortalité ne constitue donc pas une mesure permettant de détecter rapidement une reprise de la COVID-19 dans la population, ni une diminution. Il est donc nécessaire de suivre les événements en amont qui mènent dans les cas les plus sévères aux décès, en commençant tout d’abord par les cas confirmés puis après les admissions à l’hôpital et celles en soins intensifs. Cependant, depuis plus d’une semaine, les données sur les nouveaux cas ne représentent plus une mesure précise pour suivre l’évolution de la pandémie. En effet, depuis l’arrivée du variant Omicron, le nombre de cas a explosé et les capacités de dépistage permettant de détecter adéquatement les nouveaux cas ne permettent plus de suivre l’ampleur de la pandémie.

Les quatre courbes ci-dessous illustrent l’évolution quotidienne de la situation pandémique depuis le 1er février 2022. Depuis le 1er février, le taux de positivité est passé de 12,3 % à 7,8 % à la fin février pour ensuite atteindre un plateau de 10 % durant la première moitié du mois de mars et recommencer à nouveau à remonter et atteindre 16 % à la fin de mars. Les hospitalisations totales qui s’établissaient à 2730 au 1er février ont diminué sous la barre des 1000 le 19 mars pour ensuite augmenter et se situer à plus de 1200 à la fin de mars.  Les soins intensifs ont également ont également atteint un plancher à la mi-mars et puis reprendre une tendance à la hausse. La mortalité quotidienne, après avoir atteint un sommet le 19 janvier de 73 décès a atteint un minimum de 8 décès autour du 23 mars pour ensuite remonter à 11 décès.

 

Les données sur les admissions quotidiennes permettent de préciser le rythme de renouvellement des patients dans les hôpitaux. Depuis le 14 mars, le nombre est à la hausse et se situe à 83 nouvelles admissions quotidiennes.

Le nombre quotidien de nouvelles hospitalisations en soins intensifs suit également la même tendance et est passé au cours des derniers jours de 4 à 8 admissions quotidiennes en soins intensifs.

 

Le graphique suivant présente l’évolution des différentes données liées à la pandémie depuis le 25 mars 2020. Il est à noter que les informations liées aux décès et aux soins intensifs se rapportent à l’axe vertical de gauche et celles portant sur les hospitalisations totales à l’axe de droite. La cinquième vague associée au variant Omicron se caractérise par une flambée et un nombre record des  hospitalisations totales et en soins intensifs. Le nombre quotidien de décès dépasse celui des autres vagues sauf celui de la première au printemps 2020. Depuis une semaine, les différentes mesures ont recommencé à grimper ce qui fait dire aux experts et aux autorités de santé publique que le Québec se situe maintenant dans une sixième vague de la pandémie de la COVID-19.

 

Le graphique suivant décrit l’évolution du pourcentage de tests positifs depuis le début de la pandémie. Comme le montre bien l’extrémité droite de la figure, le niveau d’infection de la population atteint avec l’arrivée du variant omicron des sommets inégalés. Bien que la capacité de tester ne permet pas de suivre l’ampleur de la pandémie, la proportion de tests positifs fournit une information utile pour suivre le niveau de la contagion dans la population. Ainsi, la hausse des dernières semaines illustrent bien qu’une sixième vague a débuté au Québec.

 

Une façon d’évaluer la virulence actuelle de la COVID peut se faire en suivant l’évolution de la proportion des hospitalisations en soins intensifs parmi l’ensemble des hospitalisations. L’importance relative des hospitalisations en soins intensifs a atteint un sommet de 37 % à la mi-septembre 2021 pour ensuite diminuer et remonter à la mi-décembre avant l’arrivée du variant omicron. Avec la propagation du variant, l’importance des soins intensifs a diminué fortement pour se situer à 5 %. Ainsi le variant omicron ainsi que le sous-variant Omicron BA.2 par leur niveau élevé d’infectiosité occasionnent plus d’hospitalisations totales et en soins intensifs, mais la proportion relative des soins intensifs est moins élevée.

 

 

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