Cas et décès liés à la COVID-19 au Québec : comparaisons nord-américaines et internationales.

Voir également Excès hebdomadaires de décès en 2020 en lien avec la COVID-19 au Québec et ailleurs dans le monde.

1. Limites des données sur la COVID-19
2. Situation au Québec  Mise à jour du 27 novembre.
3. Situation du Québec sur le plan canadien Mise à jour du 23 novembre
4. Situation du Québec sur le plan nord-américain Mise à jour du 25 novembre
5. Situation du Québec sur le plan international Mise à jour du 24 novembre

En résumé

Au Québec, la plupart des indicateurs liés à la COVID affichent une diminution après la hausse des dernières semaines. Cette baisse touche tous les groupes d’âge et la plupart des régions. Au Saguenay-Lac-St-Jean, la région affichant les taux les plus élevés, les cas quotidiens de COVID continuent d’augmenter.

Au début de la deuxième vague, le Québec, présentait comme lors de la première vague, plus de cas et de décès par habitant liés à la COVID-19 que le reste du Canada. Mais au cours des dernières semaines, l’Alberta et le Manitoba ont dépassé le Québec pour le taux de nouveau cas. En ce qui concerne la mortalité, le Manitoba se retrouve depuis tout récemment au-dessus du Québec.

Le Québec est l’un des seuls endroits en Amérique du Nord à bénéficier d’une diminution du nombre de nouveaux cas au cours de la dernière semaine. La majorité des états américains ainsi que les autres provinces à l’exception de l’Ontario voient le nombre de cas quotidiens continuer d’augmenter. Les hausses les plus fortes se retrouvent dans le Midwest. Les résultats observés pour les États-Unis ne sont pas très encourageants à l’aube du congé de l’Action de grâce. Si le taux de mortalité lié à la COVID au Québec se compare avantageusement à ceux de la plupart des états américains depuis le début de la deuxième vague,  les données les plus récentes montrent que le Québec se situe plutôt dans la moyenne.

Dans les comparaisons internationales, le Québec, tant pour les nouveaux cas que pour les décès, le Québec se positionne relativement bien par rapport aux autres pays. La baisse des nouveaux cas observés au cours de la dernière semaine au Québec s’apparente plus à ce qui se passe actuellement en Europe qu’en Amérique du Nord.

1. Limites des données sur les décès par COVID-19

La comparaison des données sur la COVID-19 au Québec et ailleurs dans le monde nécessite de la prudence. Les cas détectés d’un pays à l’autre, la statistique la plus utilisée dans les médias, peuvent dépendre de l’intensité des tests et des critères utilisés pour retenir les cas. Les cas les plus graves, soient ceux menant à une hospitalisation en soins intensifs ou à un décès, sont mieux comptabilisés. En l’absence actuellement de données disponibles pour les hospitalisations dans les différents pays, la statistique la plus fiable pour comparer le Québec à d’autres états demeure les taux de mortalité.

Pour les comparaisons internationales et nord-américaines, les données présentées ci-dessous ne permettent pas de distinguer les décès survenus chez les pensionnaires des établissements pour personnes âgées de ceux survenus dans le reste de la population. Au Québec, les personnes résidant dans les établissements pour personnes âgées (CHSLD et résidences privées pour aînés) constituent plus de 80 % des décès par COVID-19, ce qui teinte les résultats obtenus pour l’ensemble de la population.

De plus, dans la plupart des pays, les statistiques sous-estiment les décès par COVID-19 survenus dans les établissements pour personnes âgées. Au Québec, depuis le 10 avril, les décès suspectés d’être liés à la COVID-19 sont enquêtés. Ce qui n’est pas le cas dans la majorité des pays.

Par ailleurs, il est généralement reconnu que les statistiques sur les causes de décès au Québec sont parmi les meilleures au monde. Cela pourrait expliquer en partie pourquoi les taux de mortalité par COVID-19 présentés ici pour le Québec peuvent sembler élevés dans les comparaisons internationales et nord-américaines. L’autre facteur principal à considérer dans les taux élevés du Québec est la proportion particulièrement élevée de personnes en établissement pour personnes âgées (CHSLD publics et privés, résidences pour personnes âgées) décédées de la COVID-19. Afin de réduire les variations quotidiennes des données dues à différents facteurs, jours fériés, fins de semaine, rattrapages ponctuels dans la compilation et l’enregistrement des décès, des moyennes mobiles sur 7 jours sont souvent utilisées.

Au moment de cette mise à jour, les nouveaux cas confirmés de COVID-19 sont à la hausse tant au Québec que dans la plupart des pays. Des graphiques présentant les données les plus récentes sur les cas confirmés ont été ajoutés tant dans la section sur la situation au Québec que dans les autres relatives aux comparaisons nord-américaines et internationales.

2. Situation au Québec

Lorsqu’un décès survient par COVID-19, celui-ci est l’aboutissement d’une série d’événements qui peuvent s’étendre sur plusieurs semaines. Le suivi de la mortalité ne constitue donc pas une mesure permettant de détecter rapidement une reprise de la COVID-19 dans la population. Il est donc nécessaire de suivre les événements en amont qui mènent dans les cas les plus sévères aux décès, en commençant par les cas confirmés puis les admissions à l’hôpital et celles en soins intensifs.

Le graphique suivant présente l’évolution des nombres quotidiens liés à ces événements depuis le 25 mars. À noter que les nombres de nouveaux cas confirmés ainsi que les hospitalisations en cours, en soins intensifs et hors soins intensifs, sont présentés sur une échelle secondaire située à la droite du graphique. L’évolution des différentes courbes montrent bien les deux vagues de la pandémie. La première a débuté au mois de mars et s’est terminée au mois de juillet alors que la deuxième sévit depuis le début de septembre. Dans la deuxième vague, les nouveaux cas quotidiens ont dépassé le sommet atteint durant le pic du printemps en avril et mai. Les hospitalisations et les décès sont aussi à la hausse mais se situent encore loin des niveaux observés au printemps.

Après avoir atteint un plateau qui a duré plusieurs semaines au mois d’octobre, les nouveaux cas se sont mis à monter à nouveau au début de novembre, pour ensuite diminuer depuis plus d’une semaine. Les trois autres courbes tendent aussi à ralentir leur progression au cours de la dernière semaine.

Le graphique suivant permet d’examiner l’évolution des nouveaux cas quotidiens en parallèle avec la proportion de tests positifs. Lors de la première vague, de mars jusqu’à la fin du mois d’août, les deux courbes évoluent de façon similaire. À partir du mois de septembre, avec la hausse du nombre de tests quotidiens, les nouveaux cas évoluent beaucoup plus rapidement que la proportion de tests positifs.  Depuis octobre, avec une stabilisation du nombre de tests, les deux courbes évoluent simultanément. Le pourcentage de tests positifs se situent actuellement au niveau observé à la fin du mois de mai. Ce pourcentage a quintuplé entre le mois de septembre et la mi-novembre.

 

Les deux graphiques ci-dessous décrivent la répartition selon l’âge des cas confirmés et des décès avant le 1er septembre et depuis le 1er septembre. Il est ainsi possible de comparer la distribution selon l’âge entre les deux vagues. Dans le graphique de gauche qui porte sur les cas confirmés, il est ainsi possible de voir un déplacement des cas dans les groupes les plus jeunes. L’importance relative des 10-19 ans et des 20-29 ans combinés est passé de 20 % avant le 1er septembre à 32 % depuis. À l’inverse, chez les 80 ans et plus, la proportion a diminué de 18 % à 7 %.

Dans le cas des décès, ils se concentrent toujours dans les groupes les plus âgés. Cependant, le pourcentage a diminué légèrement d’une vague à l’autre dans le groupe des 80 ans et plus et a augmenté chez les 70-79 ans.

 

Depuis le 1er septembre, le taux quotidien moyen de nouveaux cas s’accentue rapidement dans les différents groupes d’âge. Jusqu’à la fin de la première semaine d’octobre, les 10-29 ans et les 90 ans et plus suivaient une progression identique et se démarquaient des autres groupes d’âge. Par la suite, la courbe des 90 ans et plus a poursuivi son ascension alors que celle des 10-29 ans a commencé à diminuer pour rejoindre les valeurs des autres groupes d’âge. Le taux des jeunes de 0-9 ans, qui se comparait à celui des 60-79 ans jusqu’à la mi-octobre, a augmenté et s’est écarté de celui des 60-79 ans. Les personnes de 60-79 ans affichent toujours le taux le plus faible. Au cours de la dernière semaine, tous les groupes d’âge présentent une baisse de nouveaux cas.

 

En comparant les taux des différents groupes d’âge entre les semaines du 7 au 13 novembre et du 14 au 20 novembre, l’on voit mieux l’évolution récente du taux de nouveaux cas. Tous les groupes enregistrent une diminution du nombre de nouveaux cas au cours de la dernière semaine. Pour la population de tous âges, la diminution est de 11 %. Les baisses les plus fortes sont observées dans les groupes d’âge de moins de 50 ans.

 

Le graphique suivant présente pour les deux mêmes périodes l’évolution des taux quotidiens de nouveaux cas par région. Les bâtonnets noirs nous permettent de voir les régions qui affichent les taux les plus élevés pour les 7 derniers jours. Le Saguenay-Lac-St-Jean présente le taux le plus élevé suivi de Lanaudière et de Gaspésie-îles-de-la-Madeleine. La majorité des régions affichent une baisse du nombre de cas. Les régions où la la diminution a été la plus forte sont Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Laurentides, Lanaudière et Mauricie-Centre-du-Québec.

À l’opposé, le Bas-Saint-Laurent a subi une hausse de près de 70 %. Le nombre de nouveaux cas continue d’augmenter au Saguenay-Lac-St-Jean

 

En date du 1er septembre, le taux de décès de l’ensemble du Québec est de 678 décès par million d’habitants. Les régions de Laval et de Montréal présentent les taux plus élevés, dépassant 1 500 décès par million.  Trois autres régions présentent des taux relativement élevés, elles sont dans l’ordre, Montérégie, Laurentides et Lanaudière.

Pour la deuxième vague, depuis le 1er septembre, l’ordre des régions les plus touchées par la mortalité par COVID-19 s’est modifié. Ce sont la Capitale-Nationale, la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et Chaudière-Appalaches qui affichent les niveaux de mortalité les plus forts. Montréal se retrouve sous la moyenne québécoise à égalité avec l’Estrie et le Bas-St-Laurent.

 

On observe également des modifications dans la répartition des décès selon le milieu de vie depuis le 1er septembre. Avant le 1er septembre, les CHSLD regroupaient plus des deux tiers des décès alors que depuis le 1er septembre, 43 % des décès sont survenus dans ce milieu. Dans les trois autres milieux, les domiciles, les résidences privées pour aînés (RPA), les ressources intermédiaires (RI) et autres, les proportions ont augmenté, notamment chez les personnes à domicile où la proportion de décès a triplé.

 

À toutes les deux semaines, l’Institut de la statistique du Québec met à jour les données sur les décès par semaine pour l’année 2020. Il est ainsi possible de comparer ces données à celles des années précédentes pour la même période. Le graphique ci-dessous présente les décès par COVID-19 ainsi que l’excès des décès de l’année 2020 par rapport à la moyenne des cinq années précédentes, 2015 à 2019, depuis la première semaine de 2020 jusqu’à la semaine se terminant le 24 octobre. Jusqu’à la semaine se terminant le 21 mars, l’on ne dénote pas de tendances précises dans l’écart entre l’année 2020 et les années antérieures. À partir de la semaine du 28 mars, le nombre de décès excédentaires en 2020 évolue parallèlement à celui des décès par COVID-19. Pendant le pic de la première vague de la pandémie, les décès par COVID-19 sont plus nombreux que les décès excédentaires.

Durant les semaines de juillet à septembre, à l’exception de celle se terminant le 4 juillet, l’écart ne passe pas en zone négative, comme l’on aurait pu s’y attendre avec le nombre très faible de décès par COVID-19. Étant donné qu’une proportion importante de décès par COVID-19 est survenue en CHSLD chez des personnes en fin de vie, on se serait attendu à ce que la pandémie ait fait devancer de quelques jours ou semaines de nombreux décès. Ce phénomène est appelé effet de moisson et se manifeste par un creux dans les décès car les personnes susceptibles de mourir sont mortes plus rapidement. Comme ce creux a été très limité dans le temps, on ne peut conclure pour le moment que l’effet de moisson soit survenu pour le Québec, dans son ensemble. La remontée des décès par COVID-19 au cours des six dernières semaines est accompagnée d’une remontée encore plus forte des excès de décès, sauf pour la dernière semaine.

 

Les écarts de décès entre 2020 et les années précédentes peuvent être illustrés sous forme de pourcentage. Il est ainsi possible d’établir des comparaisons entre populations de différentes tailles. Ainsi, le graphique suivant présente les excès de décès en 2020 pour le Québec, dans son ensemble, ainsi que pour trois regroupements de régions, Montréal et Laval; Lanaudière, Laurentides et Montérégie; et les autres régions. Les données pour les régions couvrent 3 semaines de moins que celles pour l’ensemble du Québec.

Pendant deux semaines, s’étendant de la fin avril au début de mai, les décès observés pour l’ensemble du Québec en 2020 dépassaient de plus de 60 % la moyenne des décès survenus les mêmes semaines pour les années 2015 à 2019. Pour Montréal-Laval, l’excès a dépassé 190 %.

Seule la région Montréal-Laval présente une séquence de plusieurs semaines où les décès enregistrés en 2020 sont inférieurs à la moyenne des années 2015-2019. Cette séquence, qui s’étend sur 10 semaines, mais qui s’affaiblit lors des dernières semaines, pourrait s’apparenter à un effet de moisson.

3. Situation du Québec sur le plan canadien

L’Agence de la santé publique du Canada diffuse quotidiennement des données sur la COVID-19 pour l’ensemble du Canada et les différentes provinces. Contrairement aux données fournies par l’Institut national de santé publique du Québec, celles-ci sont présentées selon la date rapportée des événements plutôt que la date de survenue. Ce type de données est soumis aux variations dans la cueillette et la transmission des informations, entre autres, lors des jours féries et des fins de semaine. Ceci a pour effet d’entrainer parfois des brisures notables dans l’évolution des courbes dans le temps, par exemple lors de l’Action de grâce ou de la Fête du travail. L’utilisation de taux calculés sur des périodes de 7 jours, pour les nouveaux cas, et de 14 jours, pour les décès, permet d’atténuer partiellement ces brisures.

Le premier graphique présente l’évolution du taux quotidien de nouveaux cas pour le Québec, l’Ontario, le Manitoba, la Saskatchewan, l’Alberta, la Colombie-Britannique et le Canada, dans son ensemble, du 24 mars au 22 novembre. On remarque ainsi que lors de la première vague, au printemps, ainsi que lors du début de la deuxième vague, en septembre, le Québec se démarque par des taux nettement plus élevés que les cinq autres provinces, et l’ensemble du Canada. Toutes les provinces affichent des taux plus élevés en octobre que durant le pic du printemps.

 

À partir du 1er septembre, l’ascension des taux de nouveaux cas s’est faite plus hâtivement au Québec qu’ailleurs au Canada. Cependant, le Québec a réussi à ralentir la progression depuis le début d’octobre alors que les cas ont continué d’augmenter dans le reste du Canada. Depuis la fin d’octobre, les taux quotidiens de l’Alberta, du Manitoba et de la Saskatchewan ont explosé et dépassent maintenant les valeurs du Québec. Au cours des derniers jours, les taux du Québec et de la Colombie-Britannique tendent à diminuer et ceux de l’Ontario et du Manitoba à se stabiliser. Par contre, l’Alberta et la Saskatchewan voient leur taux respectif continuer d’augmenter.

 

L’augmentation marquée des taux de nouveaux cas en octobre à entrainer, à un moindre degré, une hausse des taux de mortalité. Au Québec, le niveau actuel de la mortalité est comparable à celui observé à la fin de juin. Au Manitoba, le taux qui est demeuré à un niveau très bas durant la première vague, se retrouve en novembre au-dessus de ceux de toutes les autres provinces comparées.

 

Si on observe plus en détail l’évolution des taux de mortalité depuis le 1er septembre, on peut observer pour le Québec, malgré le faible niveau de la mortalité, une nette tendance à la hausse en octobre et novembre. Les autres provinces ont aussi connu une montée de la mortalité par COVID-19. Au Manitoba, depuis le début de novembre, la mortalité progresse à un rythme soutenu et  surpasse nettement celle du Québec qui tend à se stabiliser.

 

 4. Situation du Québec sur le plan nord-américain

Les prochains graphiques permettent de comparer les taux de nouveaux cas et de mortalité par COVID-19 des états américains et des provinces canadiennes, dont le Québec, ayant plus de 4 millions d’habitants. Le premier graphique présente le taux cumulé de cas de COVID-19 en date du 31 août, soit tout juste avant le début de la deuxième vague de la pandémie de Covid-19 au Québec. Le Québec, malgré un taux cumulatif de plus du double de celui des autres provinces, présente une situation plus favorable que tous les états américains sauf l’Orégon. Cette situation s’explique par le fait que la période de pointe de la première vague de la pandémie survenue au printemps a duré moins longtemps au Canada qu’aux États-Unis. En fait, globalement, les États-Unis n’ont jamais eu de période de répit depuis le début de la pandémie. Cependant, les états du nord-est, à l’image de  l’Ontario et du Québec, ont connu, une accalmie, au cours de l’été, après une période de pointe au printemps. Par la suite, le virus s’est propagé dans les états du sud et du Midwest.

Depuis le début de la deuxième vague, le 1er septembre, le Québec, avec un taux quotidien moyen de 99 cas par million d’habitants, est moins touché que tous les états américains comparés. Le Canada et les trois autres provinces canadiennes occupent les quatre premières positions. Le taux global des États-Unis représente plus de trois fois celui du Canada. Cinq états du Midwest, Wisconsin, Minnesota, Illinois, Missouri et Indiana, sont les plus affectés par le COVID depuis le 1er septembre.

 

Le graphique suivant permet de comparer l’évolution des taux des différents états et provinces pour deux périodes de 7 jours : du 10 au 16 novembre et du 17 au 23 novembre. D’une période à l’autre, le taux quotidien moyen de nouveaux cas du Québec passe de 153 par million à 137 par million. L’Alberta dépasse maintenant le Québec et seuls l’Ontario, la Colombie-Britannique et le Canada présentent des taux quotidiens moyens plus faibles.

 

Le prochain graphique permet de mieux voir l’évolution récente des taux de nouveaux cas pour chacun des états et des provinces. On peut ainsi constater que la plupart des états et des provinces  font l’objet d’une hausse de la transmission du virus. Le Québec est l’un des seuls endroits où le taux à diminuer. Les quatre états ayant enregistré une baisse au cours des 7 derniers jours affichent des taux de l’ordre de 4 fois ceux du Québec. L’Alberta se positionne parmi les endroits ayant enregistré les hausses les plus importantes. À l’échelle des pays, la hausse au Canada a été de 6 % et celle aux États-Unis de 14 %. Les résultats observés pour les États-Unis ne sont pas très encourageants à l’aube du congé de l’Action de grâce qui favorisera une diminution de la distanciation physique.

 

En date du 31 août, le Québec montre un taux cumulé de mortalité de 672 par million et se compare au Michigan. Quatre états, New Jersey, New York, Massachusetts et Louisiane, montrent des taux de plus de 1 000 décès par million d’habitants.  La Colombie-Britannique et l’Alberta enregistrent les taux les plus bas.

La période s’étendant du 1er septembre au 23 novembre correspond à la deuxième vague de la pandémie au Canada et dans les états du nord-est. La Colombie-Britannique, l’Ontario, l’Alberta et le Canada affichent les taux de mortalité les plus faibles. Le Québec se comparable favorablement à la plupart des états américains mais son taux dépasse tout de même ceux de cinq états et des trois autres provinces comparées. Les états du sud, où la pandémie a commencé à sévir plus tard que dans le nord, présentent les taux les plus élevés.

 

Le graphique suivant compare les taux de mortalité des états américains et des provinces canadiennes pour deux périodes de 7 jours : du 10 au 16 novembre et du 17 au 23 novembre. Pour la période la plus récente, la Colombie-Britannique et l’Ontario affichent les taux les plus faibles. Le Québec se positionne au milieu du classement. Les états les plus touchés par la mortalité durant la dernière période sont l’Illinois, le Wisconsin, le Minnesota et l’Indiana et se situent tous dans le Midwest.

 5. Situation du Québec sur le plan international

Sur le plan international, parmi les pays comparés avec le Québec, ceux qui montrent les taux cumulés de cas de COVID-19 les plus élevés avant le début de la deuxième vague, à la fin août, sont le Chili, le Pérou, le Brésil et les États-Unis avec des taux de plus de 18 000 par million d’habitants. Le Québec se positionne au 15e rang sur 25 alors que la Colombie-Britannique et l’Ontario font beaucoup mieux.

Depuis le 1er septembre, date approximative du début de la deuxième vague au Canada, le Québec affiche un taux quotidien moyen de 99 cas par million d’habitants. Il se situe dans la première moitié du classement. Les taux de la Colombie-Britannique, de l’Ontario et du Canada sont plus bas mais l’écart avec le Québec s’est réduit au cours des dernières semaines. La République Tchèque et la Belgique se démarquent avec des taux supérieurs à 400 par million.

 

Le graphique suivant permet d’avoir plus de précision sur l’évolution des taux de nouveaux cas au cours des dernières semaines. La figure de gauche porte sur la période du 10 au 16 novembre et celle de droite sur la période du 17 au 23 novembre. D’une période à l’autre, le taux quotidien moyen du Québec à légèrement diminué passant de 153 par million à 137 par million alors que celui du Canada a enregistré une légère hausse. Le Chili qui présentait le taux cumulé le plus élevé de cas de COVID-19 au 31 août présente l’un des taux les plus faibles durant les 7 derniers jours.

La Suisse, l’Italie et les États-Unis affichent au cours des 7 derniers jours les plus hauts taux quotidiens moyens de nouveaux cas avec plus de 550 cas par million.

 

Le graphique suivant permet de voir les variations du taux quotidien moyen du Québec et des différents pays entre les deux périodes de 7 jours. Quelques pays ayant atteint des taux très élevés au début de novembre, dont la République Tchèque, la Belgique et la Suisse ont connu au cours de la dernière période des baisses importantes. Au Québec, la baisse a été de 10 % alors que le Canada a enregistré une hausse de 6 %.

 

Le graphique ci-dessous présente le taux cumulatif de mortalité au 31 août et permet d’illustrer l’impact démographique de la COVID-19 dans les différents pays avant la deuxième vague de la pandémie. Le Pérou et la Belgique représentent les pays les plus touchés par la première vague, avec des taux supérieurs à 800 décès par 1 million d’habitants suivis de loin par le Québec, l’Espagne et le Royaume-Uni. La Suède, qui a appliqué un confinement très partiel, montre un taux qui est plus de 5 fois celui de ses pays voisins. Le Canada et l’Ontario se positionnent relativement bien alors que la Colombie-Britannique fait encore mieux avec un taux comparable à celui de la Norvège.

Depuis le début de la deuxième vague,  qui a commencé en début septembre, le Québec se compare beaucoup plus avantageusement que lors de la vague précédente. Il affiche une mortalité nettement plus faible que bien des pays européens et des États-Unis. Il continue cependant à présenter des taux plus élevés que le reste du Canada. Les pays de l’Amérique latine sont particulièrement touchés. Parmi les pays européens, la République Tchèque, la Belgique et l’Espagne se démarquent avec des taux beaucoup plus élevés que leurs voisins.

 

Le graphique suivant présente le taux de mortalité par COVID-19 pour deux périodes de 7 jours, du 10 au 16 novembre et du 17 au 23 novembre.  Le taux demeure stable au Québec d’une période à l’autre et sa position au classement demeure la même, au milieu du classement, par rapport aux autres pays comparés.

La majorité des pays affichent d’une période à l’autre une diminution ou une augmentation relativement faible de la mortalité. L’Italie et les États-Unis, déjà touchés par une mortalité parmi les plus élevées, ont vu leur taux respectif augmenter de 20 % entre les deux périodes. La mortalité commence à s’accroitre à un rythme plus rapide en Colombie-Britannique

 

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