Surmortalité hebdomadaire de 2020 à 2022 en lien avec la COVID-19 au Québec et ailleurs dans le monde

Mise à jour du 19 mars 2022

1. Introduction
2. Surmortalité au Québec
3. Surmortalité : Québec comparé à certains pays. 
4. Surmortalité en 2020 par rapport à 2019 : Québec comparé aux autres provinces. Mise à jour le 25 janvier 2022.
5. Variation de l’espérance de vie entre 2019 et 2020 : Québec, provinces canadiennes et ailleurs dans le monde. Mise à jour le 25 janvier 2022.

En résumé

De mars à la fin de 2020, la pandémie de COVID-19 se traduit au Québec par une surmortalité globale de 10 %. Cet excès atteint 25 % dans la région de Montréal-Laval. Durant les semaines où la pandémie a atteint son pic au printemps, la surmortalité a culminé à 57 % dans l’ensemble du Québec et à 187 % à Laval-Montréal. Durant l’été, lorsque les décès par COVID étaient très faibles, le Québec a continué d’afficher une surmortalité par rapport aux années antérieures. Par contre, le territoire combinant Montréal et Laval a bénéficié pendant plusieurs semaines consécutives d’une sous-mortalité.

Pour les 7 premiers mois de 2021, les décès par COVID dépassent largement la surmortalité. Et de février à juillet,  en général, le Québec se situe en situation de sous-mortalité. Pour les 5 derniers mois, on passe en situation de surmortalité. Globalement, pour l’année 2021, le Québec affiche une sous-mortalité de 1 % et Montréal-Laval de 5 %. La vague liée au variant Omicron se traduit par une surmortalité qui atteint 20 % durant la deuxième et la troisième semaine de janvier 2022. Mais par la suite, la surmortalité diminue rapidement et passe en zone négative à la fin février.

Parmi 9 territoires comparés, le Québec se classe en 2020 au 6e rang pour le taux de mortalité par COVID mais au 3e rang pour le taux de surmortalité. Pour 2021, le Québec est le seul endroit présentant une sous-mortalité et seul le Danemark enregistre un taux plus faible de mortalité par COVID.

Enfin, la pandémie de la COVID au Québec a entrainé en 2020 une baisse de 0,4 an chez les hommes et de 0,6 an chez les femmes par rapport à 2019. Parmi les pays comparés, seul le Danemark présente une légère hausse. Les États-Unis montrent les plus fortes baisses, 2,2 ans chez les hommes et 1,7 ans chez les femmes. Le Québec est le seul endroit où la diminution de l’espérance de vie à la naissance a été plus importante chez les femmes que chez les hommes.

1. Introduction

Dans le contexte de la pandémie de COVID-19 au Québec, l’Institut de la statistique du Québec a débuté au printemps la diffusion du nombre de décès hebdomadaires, toutes causes confondues, pour l’année 2020 ainsi que pour les 10 années précédentes. Les données de l’année 2020 sont mises à jour à toutes les deux semaines et le décalage entre la date de diffusion et la date la plus récente couverte par les données est d’environ quatre semaines. Les données diffusées sont disponibles pour le Québec, dans son ensemble, ainsi que pour trois regroupements de régions, Montréal et Laval ; Lanaudière, Laurentides et Montérégie; autres régions. Dans le cas des regroupements des régions, le délai entre la date de diffusion et la date la plus récente couverte par les données est de sept semaines. Les données sont corrigées pour tenir compte des délais dans la réception et le traitement des bulletins de décès. Les facteurs de corrections sont plus importants pour les semaines les plus récentes pour lesquelles les données sont ainsi moins précises.

Au début de la pandémie, lorsqu’il a été observé que dans plusieurs pays, le nombre déclaré de décès par COVID-19 semblait sous-estimer fortement la réalité observée sur le terrain, plusieurs agences et médias ont commencé à s’intéresser aux nombres de décès hebdomadaires pour l’année 2020 et à les comparer aux nombres de décès pour les mêmes semaines lors des années précédentes. Généralement en l’absence d’événements majeurs, le nombre de décès d’une année à l’autre augmente légèrement à la suite de l’accroissement de la population ainsi que du vieillissement de la structure par âge, et permet de prévoir le nombre attendu de décès durant l’année en cours. Durant une pandémie, comme celle de la COVID-19, la différence entre le nombre observé et le nombre attendu, permet de mesurer la surmortalité attribuable à cette pandémie. Les informations sur la surmortalité peuvent aussi permettre de mesurer l’ampleur de la mortalité associée à d’autres phénomènes tels que la grippe saisonnière ou la crise du fentanyl.

Pour faire cet exercice, les décès hebdomadaires observés en 2020 et 2021 sont comparées aux décès hebdomadaires attendus à partir des données historiques pour les années 2015 à 2019. La surmortalité correspond, pour une semaine x et une année y, à l’écart entre les décès observés et ceux attendus. Durant la période de pandémie, qui débute en mars pour le Québec, la surmortalité est comparée au nombre de décès par COVID-19. Ceci permet d’évaluer le taux de couverture des décès par COVID-19. Les décès hebdomadaires attendues ont été estimés par l’Institut de la statistique du Québec.

Les données du Québec sont comparées à celles de 8 pays, pour lesquels des données sur la surmortalité hebdomadaires sont mises à jour régulièrement sur le site de Our World in Data. Ces pays sont l’Allemagne, la Belgique, le Danemark, les États-Unis, les Pays-Bas, le Portugal, le Royaume-Uni et la Suède. Il est à noter que les dates des semaines pour lesquelles les données sont disponibles varient d’un pays à l’autre. Pour l’Allemagne, la Belgique, le Danemark, les Pays-Bas, le Portugal et la Suède, les semaines sont définies selon la norme ISO 8601 et couvrent le lundi au dimanche alors que pour les États-Unis et le Québec, ce sont les semaines définies par le CDC qui s’étendent du dimanche au samedi. Le Royaume-Uni constitue un cas à part. Pour l’Angleterre, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord, les semaines commencent le samedi et se terminent le vendredi. Pour l’Écosse, les semaines vont du lundi au dimanche. Et contrairement aux autres pays, dont les données sont diffusées selon la date de survenue, celles sur le Royaume-Uni se rapportent aux dates d’enregistrement.

2. Surmortalité au Québec

Le premier graphique présente l’évolution hebdomadaire de la surmortalité en 2020, 2021 et au début de 2022 ainsi que l’évolution hebdomadaire des décès par COVID-19. Jusqu’à la semaine se terminant le 21 mars 2020, l’on ne dénote pas de surmortalité apparente. À partir de la semaine du 28 mars, le nombre de décès excédentaires en 2020 évolue parallèlement à celui des décès par COVID-19. Pendant le pic de la première vague de la pandémie, les décès par COVID-19 sont plus nombreux que la surmortalité.

Durant l’été 2020, lorsque les décès par COVID-19 ont été peu nombreux,  il n’y a pas eu d’effet de moisson, sauf durant la semaine se terminant le 4 juillet, où les décès seraient passés sous la moyenne des dernières années. En général, lorsqu’une population connait une hausse subite de la mortalité liée à un phénomène précis, comme une canicule ou une épidémie de grippe, on observe par la suite, une baisse des taux, puisque les personnes susceptibles de mourir sur une période de plusieurs mois décèdent plus rapidement, comme cela a été le cas pour la COVID.

Au début de la deuxième vague, en septembre 2020 jusqu’à la fin novembre, la montée des décès par COVID est accompagnée par une hausse saccadée de la surmortalité. À partir de novembre, on dénote un décalage dans l’évolution des deux courbes. La surmortalité commence à diminuer bien avant les décès par COVID. Lors des deux dernières vagues au printemps et à l’automne 2021, la courbe de décès par COVID montre des variations hebdomadaires beaucoup plus faibles que celles de la surmortalité. Au début janvier 2022, on observe une augmentation rapide et parallèle de la surmortalité et des décès par COVID suivie d’une baisse presque aussi rapide. Durant la dernière semaine, celle se terminant le 19 mars, alors que les décès par COVID se soldent à près de 200, la mortalité toutes causes affichent une sous-mortalité par rapport aux décès attendus.

 

La surmortalité peut être représentée sous forme de pourcentage. Il est ainsi possible d’établir des comparaisons entre populations de différentes tailles. Ainsi, le graphique suivant présente les excès de décès pour le Québec, dans son ensemble, ainsi que pour trois regroupements de régions, Montréal et Laval; Lanaudière, Laurentides et Montérégie; et les autres régions. Les données pour les régions couvrent 3 semaines de moins que celles pour l’ensemble du Québec et se terminent le 29 janvier 2022.

Au printemps 2020, durant deux semaines, s’étendant de la fin avril au début de mai, à l’échelle de l’ensemble du Québec, les décès observés en 2020 dépassent de près de 50 % les décès attendus. Pour Montréal-Laval, la surmortalité atteint un sommet de 180 %. Les régions combinées de Lanaudière, Laurentides et Montérégie présentent un pic de 35 % plus tard à la fin du mois de mai. Dans les autres régions, la surmortalité frôle le 20 % une fois lors de la première vague, à la fin mai, et à plusieurs reprises depuis le mois de septembre.

Seule la région Montréal-Laval présente à la fin de la première vague, une séquence de plusieurs semaines de sous-mortalité, du début juillet à la fin d’août. Durant la deuxième vague, pour le Québec, dans son ensemble, la surmortalité se situe à un niveau bien inférieur à celui observé au printemps précédent mais tend à se prolonger sur une plus longue période. Pour l’ensemble des régions autres que celles de Montréal, Laval, Lanaudière, Laurentides et Montérégie, la surmortalité est plus importante lors de la deuxième vague. Depuis le printemps 2021, Montréal-Laval présente, en général, d’une semaine à l’autre, une sous-mortalité. Les données pour les dernières semaines disponibles montrent une hausse importante de la surmortalité associée à la 5e vague dans les trois regroupements de région. La surmortalité atteint un sommet durant la semaine du 22 janvier pour le Québec, et les régions sauf pour Montréal-Centre où la surmortalité continue d’augmenter durant la semaine suivante.

 

Le prochain graphique compare pour la région de Montréal-Laval l’évolution hebdomadaire de la surmortalité à celle des décès par COVID. On peut observer qu’en général, les décès par COVID dépassent légèrement la surmortalité. Durant, la deuxième vague, la pointe de décès par COVID observée dans les deux régions combinées à la fin du mois de janvier n’a pas entraîné de surmortalité. En fait, depuis juin 2020, jusqu’à l’arrivée de la vague Omicron, en janvier 2022, l’on n’observe pas de semaines où les décès hebdomadaires présentent une forte surmortalité. L’arrivée du variant se traduit par une hausse marquée de la surmortalité. Les décès excédentaires et les décès par COVID convergent.

 

Les deux graphiques suivant présentent la même information pour les régions combinées de Lanaudière, Laurentides et Montérégie ainsi que pour le reste du Québec. On observe ainsi que la dernière vague survenue en début d’année s’est traduite par une ascension identique des courbes de surmortalité et décès par COVID dans les deux regroupement de régions.

 

La surmortalité cumulée du 8 mars jusqu’à la fin de 2020 se situe à 25 % à Montréal-Laval comparée à 10 % pour l’ensemble du Québec, à 7 % pour Lanaudière-Laurentides-Montérégie et 4 % pour les autres régions.

Pour l’année 2021, le Québec, dans son ensemble, présente une sous-mortalité de 1 %. La sous-mortalité se situe à 1 % dans les régions combinées de Lanaudière, Laurentides et Montérégie et atteint 5 % à Montréal-Laval. Le reste du Québec demeure en surmortalité en 2022. Enfin, en date du 29 janvier 2022, toutes les régions montrent une surmortalité cumulée importante depuis le début de l’année qui varie entre 15 % et 22 %.

 

3. Surmortalité : Québec comparé à certains pays

La surmortalité permet de comparer l’impact de la pandémie sur la mortalité entre les pays, malgré les couvertures inégales des décès par COVID-19. Il est ainsi possible de mieux définir le calendrier de la pandémie spécifique à chaque pays. Le Québec se distingue des pays comparés en ayant connu son sommet de surmortalité plus tard, soit à la fin avril, début mai plutôt qu’au milieu d’avril.

L’Allemagne et le Danemark affichent les sommets les plus faibles. Les pics le plus élevés, au-dessus de 100 %, sont observés pour le Royaume-Uni et la Belgique. Au Québec, lors de la semaine se terminant le 2 mai, l’excès de mortalité atteint 53 %. Les États-Unis présentent une pointe plus faible, 39 %, mais constitue le seul l’endroit où la surmortalité s’est maintenue à un niveau élevé, sans pause, depuis le début de la pandémie.

L’examen des données depuis le début du mois de juin 2020 montre des situations particulières. Tout d’abord, les États-Unis affichent une surmortalité importante sur l’ensemble de la période. Les États-Unis et le Portugal sont les premiers pays à rapporter une reprise de la surmortalité. La Belgique, après avoir vu les décès de 2020 passer en zone de sous-mortalité, enregistre un premier pic hebdomadaire de surmortalité de 56 % à la mi-août et un deuxième pic de 84 % au début novembre. Les Pays-Bas, au début novembre, le Royaume-Uni, à la mi-novembre et l’Allemagne, à la fin novembre, atteignent un sommet depuis le début de la deuxième vague. Les États-Unis et le Portugal rapportent leur plus forte surmortalité au début de 2021.

Depuis le début de 2021, l’on observe des tendances variables. La Suède affiche la plus longue séquence de sous-mortalité hebdomadaire. Le Royaume-Uni affiche en début d’année une forte baisse de la mortalité avec la vaccination hâtive suivie par la suite d’une augmentation importante associée à un déconfinement trop rapide et à une stagnation de la vaccination. Les États-Unis ne présentent à aucun moment une situation de sous-mortalité et présente même une pointe importante au début de l’automne. Le Québec passe d’une situation de sous-mortalité au printemps et à l’été 2021 à l’une de surmortalité à l’automne. Les Pays-Bas enregistrent en décembre sont plus haut sommet de surmortalité depuis le début de la pandémie.

En début de 2022, le Québec se retrouve durant la semaine du 22 février avec le niveau le plus élevé de surmortalité après les États-Unis. D’autres pays comme la Belgique, le Danemark, le Portugal et la Suède enregistrent des sommets les semaines suivantes mais selon une intensité plus faible. Durant la dernière semaine, le Québec se retrouve en sous-mortalité.

 

Le prochain graphique présente pour l’ensemble de l’année 2020,  les taux cumulés de mortalité par COVID-19 et de surmortalité pour le Québec et les différents pays comparés. Pour quelques pays, le classement change d’une mesure à l’autre. Le Québec passe du 6e rang le plus favorable pour le taux de mortalité par COVID au 3e rang pour la surmortalité. À l’inverse, le Portugal descend dans le classement passant du 4e rang au 6e rang. Le Portugal, les Pays-Bas et l’Allemagne sont les trois endroits où le taux de mortalité par COVID semble le plus sous-estimé en se basant sur le taux de surmortalité.

 

Le graphique suivant présente la même information pour l’ensemble de l’année 2021. Le taux de mortalité par COVID varie, d’un endroit à l’autre, de 339 par million d’habitants, au Danemark à 1430 par million au États-Unis. Le Québec enregistre le 2e taux le plus faible. Le classement diffère quelque peu entre les deux mesures.  À l’exception des Pays-Bas et des États-Unis, le Québec et les autres pays affichent un taux de mortalité par COVID supérieur au taux de surmortalité. Enfin, le Québec est le seul endroit affichant un taux de surmortalité négatif en 2021. Ce qui indique que la mortalité par COVID n’a pas été assez intense pour entraîner une surmortalité par rapport aux décès attendus.

 

Enfin le graphique ci-dessous montre la même information pour l’année 2022 en date du 19 février. Les États-Unis et le Québec rapportent les taux les plus élevés de mortalité par COVID et de surmortalité. Plus de la moitié des pays se situe jusqu’à maintenant en zone de sous-mortalité. Curieusement, le Portugal qui présente le troisième taux le plus élevé de mortalité par COVID enregistre la sous-mortalité la plus importante.

4. Surmortalité en 2020 par rapport à 2019 : Québec comparé aux autres provinces

Statistique Canada vient de publier des données complètes mais encore préliminaires sur les décès pour l’année 2020 par province. Ces données permettent ainsi d’effectuer des comparaisons plus précises selon la provinces pour la surmortalité et la mortalité par COVID. Une des mesures maintenant disponible qui est particulièrement utile est celle se rapportant aux taux ajustés selon l’âge qui rend possible la mesure de la surmortalité en contrôlant pour les variations de la structure par âge dans le temps et entre les provinces.

Le graphique suivant présente pour chaque province, le taux ajusté de mortalité par COVID en 2020  ainsi que la surmortalité en 2020 par rapport à 2019. La surmortalité est présentée sous forme de taux par million et entre parenthèses sous forme de pourcentage. Le Québec affiche, à cause de l’impact des décès survenus en CHSLD lors de la première vague au printemps 2020, le plus haut taux ajusté de mortalité par COVID parmi les provinces canadiennes. Suivent loin derrière le Manitoba, l’Alberta et l’Ontario.

Par contre, lorsque l’on examine la surmortalité, l’Alberta se positionne au sommet des provinces les plus touchées suivie du Québec. Parmi les provinces ayant été touchés par la mortalité liée à la COVID, ce qui exclut les provinces de l’Atlantique, seul le Québec présente un taux de mortalité par COVID supérieur au taux de surmortalité. Deux provinces, l’Ontario et le Manitoba, rapportent des taux comparables, alors que pour la Saskatchewan, l’Alberta et la Colombie-Britannique, la mortalité par COVID représente moins de 60 % de la surmortalité. Ceci illustre bien que la façon dont la COVID est identifiée comme cause de décès varie d’une province à l’autre.

En terme de pourcentage, la surmortalité en 2020 par rapport à 2019 a été de 7,9 % en Alberta, de 7,6 au Québec, de 6 % en Saskatchewan et de l’ordre de 4,5 % au Manitoba, en Colombie-Britannique et en Ontario. À l’échelle du Canada, la surmortalité s’est établie à 5 %. Au Nouveau-Brunswick, une faible mortalité par COVID combinée à des mesures sanitaires relativement strictes a entrainé une sous-mortalité de 6 %.

5. Variation de l’espérance de vie entre 2019 et 2020 : Québec, provinces canadiennes et ailleurs dans le monde

Une étude publiée par l’Université d’Oxford permet de quantifier l’impact de la COVID-19 à partir de la variation de l’espérance de vie entre 2019 et 2020 dans plusieurs pays. Cette approche fournit une comparaison plus précise que la surmortalité entre des populations de tailles et de structures par âge différentes. Les données pour le Québec proviennent de l’Institut de la statistique du Québec. Le classement varie peu entre les hommes et les femmes. Les États-Unis affichent la perte la plus importante en années perdues d’espérance de vie à la naissance entre 2019 et 2020. Suivent la Belgique et l’Angleterre et Pays de Galle.

À l’opposé, le Danemark rapporte une légère hausse de l’espérance de vie. Le Québec se compare plus avantageusement chez les hommes, avec une baisse de 0,4 ans, que chez les femmes, où la baisse se situe à 0,7 ans. Le Québec est le seul endroit où la baisse a été plus importante chez les femmes que chez les hommes.

 

Le même exercice peut être fait pour les provinces canadiennes. Pour le Québec, les résultats fournis par Statistique Canada diffèrent de ceux provenant de l’Institut de la statistique du Québec sur le graphique précédant. Chez les hommes, à l’exception des provinces de l’Atlantique, les baisses de l’espérance de vie sont plus importantes dans le reste du Canada qu’au Québec. Le Nouveau-Brunswick est la seule province enregistrant une hausse. Chez les femmes, les diminutions les plus fortes de la durée de vie moyenne entre 2019 et 2021 sont observées en Saskatchewan, au Manitoba et au Québec. Le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse rapportent une hausse.

Le Québec est la seule province où la réduction de l’espérance de vie à la naissance a été plus importante chez les femmes que chez les hommes.

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