Tabac, alcool et obésité, Québec et comparaisons canadiennes

1. Fumeurs quotidiens
2. Litres d’alcool vendus par habitant
3. Personnes obèses

Voir également Tabac, alcool et obésité, Québec et Canada, séries chronologiques.

1. Fumeurs quotidiens

Situation actuelle

La proportion de personnes fumant quotidiennement est de 13 % au Québec en 2015-2016. Cette proportion dépasse celles observées au Canada, dans son ensemble, 12 %, en Ontario, 12 %, ainsi qu’en Colombie-Britannique, 9 %. De son côté, l’Alberta affiche un pourcentage de fumeurs quotidiens comparable à celui du Québec.

On observe sensiblement les mêmes tendances entre les provinces chez les hommes et chez les femmes. Partout, les hommes sont proportionnellement plus nombreux à fumer que les femmes.

Écarts hommes-femmes

L’écart entre les sexes est le plus prononcé en Colombie-Britannique (60 %) et le plus faible en Alberta (22 %) et au Québec (25 %).

Variation récente

Depuis 2003, la consommation de tabac a diminué de 37 % au Québec. Dans les autres provinces et dans l’ensemble du Canada, la diminution du tabagisme a varié entre 27 % et 36 %.

2. Litres d’alcool vendus par habitant

Situation actuelle

En 2016-2017, il s’est vendu au Québec 8,3 litres d’alcool par habitant, une quantité plus élevée qu’au Canada, dans son ensemble.  L’Ontario affiche la quantité moyenne la plus faible, 7,6 litres, et la Colombie-Britannique la plus élevée, 9,0 litres.

 

Variation récente

Entre 2006-2007 et 2016-2017, la vente d’alcool par habitant a diminué de l’ordre de 2,5 % au Québec, en Ontario ainsi que dans l’ensemble du Canada. Les variations observées dans les trois autres provinces se situent entre -9 % en Alberta et 3 % en Colombie-Britannique.

 

3. Personnes obèses

Situation actuelle

L’indice de masse corporelle, qui permet de mesurer l’obésité, est estimé de plusieurs façons dans les enquêtes de santé. L’indice peut être estimé à partir d’informations autodéclarées par les répondants, ou de mesures directes du poids et de la taille ou enfin selon des équations qui permettent de corriger la sous-estimation du poids et la surestimation de la taille obtenues à partir des données autodéclarées.

Au Québec, près d’une personne sur quatre serait obèse, que ce soit selon les estimations corrigées ou mesurées. Les valeurs québécoises sont légèrement inférieures à celles de l’ensemble du Canada. La Colombie-Britannique affiche les proportions les plus faibles et l’Alberta les plus élevées.

Chez les hommes, le Québec et la Colombie-Britannique enregistrent les pourcentages les plus faibles d’obésité, 23 %. À l’opposé, avec 36 % de personnes obèses, l’Alberta se démarque avec une proportion nettement plus élevée que les autres provinces. Chez les femmes, les écarts sont moins prononcés et les mêmes provinces se retrouvent aux extrémités du classement. Le Québec se distingue du Canada, dans son ensemble, ainsi que des autres provinces avec un pourcentage de personnes obèses plus élevé chez les femmes que chez les hommes.

Écarts hommes-femmes

C’est en Alberta que les hommes sont le plus défavorisés par rapport aux femmes en ce qui concerne l’obésité. À l’inverse, au Québec, les hommes montrent une prévalence de l’obésité légèrement inférieure à celle des femmes.

Variation récente

Entre 2004 et 2015, la prévalence de l’obésité a augmenté. La hausse relative se situe entre 6 % au Québec et 23 % en Alberta.

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