Structure par âge et fécondité, Québec et comparaisons internationales

1. Structure par âge
2. Indice synthétique de fécondité

1. Structure par âge

Population de 65 ans et plus

L’évolution de la proportion de personnes âgées de 65 ans et plus permet d’évaluer le niveau de vieillissement de la structure par âge d’une population. En 1971, la proportion de la population de 65 ans et plus varie, d’un pays à l’autre, entre 7 % et 14 %. À cette époque, le Québec et le Canada possèdent avec le Japon les structures par âge les plus jeunes avec des proportions de personnes âgées de 65 ans et plus de 8 % ou moins.

 

En 2017, tous les pays se retrouvent avec des proportion nettement plus élevées de personnes de 65 ans et plus qui oscillent entre 14 % et 28 %.  Le Québec se retrouve dans le milieu du classement alors que le Japon se démarque avec plus d’une personne sur quatre ayant 65 ans et plus.

Population de 80 ans et plus

La majorité des personnes de 65 ans et plus sont en santé. Mais à mesure qu’elles vieillissent, elles ont de plus en plus recours aux services de santé. Une augmentation de l’importance relative des personnes les plus âgées entraînera une pression accrue sur le système de santé. En 1971, tous les pays montrent des proportions faibles de personnes âgées de 80 ans et plus, qui oscillent entre 0,0 % et 2,3 %.

 

En 2017, les pourcentage sont nettement plus élevés et passent de 3,2 % en Irlande à 8,5 % au Japon. Le Québec n’échappe pas à ce phénomène, la proportion de personnes âgées de 80 ans et plus ayant passé de 1 % en 1971 à  5 % en 2017.

2. Indice synthétique de fécondité

Situation actuelle

L’indice synthétique de fécondité permet d’estimer le nombre d’enfants qu’aurait une cohorte de femmes soumise au cours de leur vie procréative aux taux de fécondité par âge observés durant une année donnée. En 2016, le nombre moyen d’enfants par femme varie, d’un pays à l’autre, de 1,3 à 1,9. Le Québec et le Canada, avec des indices respectifs de 1,6 et 1,5 enfant par femme, se classent dans la moitié la plus basse du classement. Aucun pays n’enregistre un indice supérieur à 2, permettant d’assurer un remplacement des générations. Les pays qui s’en approchent avec un indice de 1,9 sont la Suède, la Nouvelle-Zélande, l’Irlande et la France. À l’opposé, des indices inférieurs à 1,5 sont observés pour le Japon, l’Espagne et l’Italie.

Variation récente

Entre 2000 et 2016, la fécondité a augmenté dans 7 pays. Ces hausses ont cependant été relativement modestes, la plus importante, 0,4 enfant par femme, ayant été observée en Suède. Le Québec suit avec une hausse de 0,2 enfant. Pour le Canada dans son ensemble, l’indice est demeuré stable.

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