Scolarité, chômage, PIB et revenu, Québec et comparaisons canadiennes

1. Personnes ayant un grade universitaire
2. Taux de chômage
3. Produit intérieur brut par habitant
4. Revenu disponible des ménages par habitant
5. Personnes à faible revenu

 

Voir également Scolarité, chômage, PIB et revenu, Québec et Canada, séries chronologiques.

1. Personnes ayant un grade universitaire

Situation actuelle

En 2019, la proportion de personnes ayant un grade universitaire chez les personnes âgées de 25 à 64 ans est de 30 % au Québec. Cette proportion se situe sous la moyenne canadienne et est inférieure à celles observées dans les trois autres provinces. En Ontario, 37 % des personnes possèdent un grade universitaire.

Écart hommes-femmes

Au Québec, 27 % des hommes et 33 % des femmes possèdent un grade universitaire. Dans les quatre provinces ainsi que dans l’ensemble du Canada, les proportions sont plus élevées chez les femmes que chez les hommes. Tant chez les hommes que chez les femmes, le Québec affichent les valeurs les plus faibles et l’Ontario les plus élevées.

Variation récente

Entre 2000 et 2019, la proportion d’universitaire dans la population âgée de 25 à 64 ans s’est accrue de 61 % au Québec. Cette augmentation est légèrement plus faible que celle observée en Ontario. La hausse la plus importante s’est produite en Alberta.

2. Taux de chômage

Situation actuelle

Selon les données les plus récentes sur le taux de chômage, le Québec affiche pour le mois de décembre 2019 un taux de 5,3 %, un taux légèrement supérieur à celui observé pour l’ensemble de l’année 2019. Le taux observé au Québec est comparable à celui de l’Ontario et inférieur à la moyenne canadienne. Le taux le plus élevé est observé en Alberta et le plus faible en Colombie-Britannique. Presque que partout, le taux du mois de décembre est très près de celui de l’ensemble de l’année.

Écart hommes-femmes

En 2019 au Québec, le taux de chômage s’établit à 5,6 % chez les hommes et à 4,4 % chez les femmes. Sauf en Colombie-Britannique, le taux est plus élevé chez les hommes que chez les femmes. Chez les hommes, la Colombie-Britannique affiche le taux le plus faible alors que chez les femmes, le Québec se situe au premier rang.

3. Produit intérieur brut par habitant

Situation actuelle

En 2017, le PIB par habitant, qui constitue un indicateur de l’activité économique, s’établissait au Québec à 50 276$, comparativement à 58 498$ pour l’ensemble du Canada. Dans les trois autres provinces, le PIB varie de 57 333$ en Colombie-Britannique, à 58 687$ en Ontario et à 78 213$ en Alberta.

Variations récentes

De 2008 à 2017, le PIB par habitant a augmenté au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique d’un peu plus de 20 %. En Alberta, le PIB de 2017 est inférieur de 5 % à celui de 2008.

4. Revenu disponible des ménages par habitant

Situation récente

Le pouvoir d’achat des Québécois est beaucoup plus faible que celui des autres Canadiens selon les données sur le revenu disponible des ménages par habitant. Ainsi au Québec, ce revenu disponible après impôt et cotisations diverses s’établit en 2017 à 28 785$. En comparaison, il est autour de 32 000$ au Canada, dans son ensemble, et en Ontario, de 35 000$ en Colombie-Britannique et de 37 000$ en Alberta.

Variations récentes

Entre 2008 et 2017, le revenu disponible des ménages par habitant, en dollars courants, a augmenté d’environ 25 % au Québec, en Ontario et au Canada, dans son ensemble. L’Alberta affiche la hausse la plus faible, 11 %, et la Colombie-Britannique celle la plus forte, 31 %.

 

5. Personnes à faible revenu

Statistique Canada utilise plusieurs méthodes pour déterminer le seuil de référence sous lequel les individus sont considérées à faible revenu. Les deux méthodes qui ont été retenues ici pour estimer la proportion de la population sous le seuil de faible revenu sont la mesure du panier de consommation et la mesure de faible revenu après impôt.

Faible revenu selon la mesure du panier de consommation (MPC)

La mesure du panier de consommation (MPC) vise à établir un seuil qui se situe entre le niveau de subsistance et l’inclusion sociale tout en tenant compte des variations du coût de la vie entre les régions. La MPC représente le coût d’un panier qui comprend : un régime alimentaire nutritif, des vêtements et des chaussures, un loyer, le transport et d’autres biens et services nécessaires (comme des articles de soins personnels et des articles ménagers). Les familles dont le revenu est inférieur au coût d’un panier de consommation déterminé en fonction de leur collectivité ou d’une collectivité de même taille sont considérées être à faible revenu (CEPE, 2014).

Selon la MPC, 9,0 % de la population québécoise vivait sous le seuil de faible revenu en 2017. Cette proportion est  légèrement inférieure à celles observées au Canada, dans son ensemble, 9,5 %,  en Ontario, 10,2 % ainsi qu’en Colombie-Britannique, 10,3 %. En Alberta, la proportion est plus faible et s’établit à 6,8 %.

Entre 2006 et 2017, le pourcentage de personnes à faible revenu selon la MPC a diminué considérablement dans les quatre provinces ainsi qu’au Canada dans son ensemble.

Le Québec affiche la baisse la plus faible, 31 % et la Colombie-Britannique la plus forte, 50 %.

Faible revenu selon la mesure de faible revenu après impôt (MFR)

La mesure de faible revenu après impôt (MFR) établit le seuil de revenu à 50 % de la médiane des revenus ajustés des ménages. Les seuils sont différenciés selon le nombre de personnes dans le ménage afin de refléter les économies d’échelle attribuables à la taille du ménage. Les données sur la MFR peuvent être disponibles annuellement à partir d’enquêtes ou aux cinq ans à partir du recensement.

Selon le recensement de 2016, le Québec comptait en 2015 14,6 % de personnes à faible revenu. En comparaison, le Canada en compterait 14,2 %, l’Ontario, 14,4 % et l’Alberta, 9,3 %. Seule la Colombie-Britannique présenterait une proportion plus élevée que le Québec, 15,5 %.

Selon les données annuelles les plus récentes, qui portent sur l’année 2017, la proportion de personnes à faible revenu serait de 14,4 % au Québec comparativement à 12,7 % au Canada.

Comparativement à 2006, le pourcentage observé en 2017 montre une légère augmentation au Québec, une légère diminution en Ontario et des baisses plus substantielles en Alberta, 10 % et surtout en Colombie-Britannique, 24 %.

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