Scolarité, chômage, PIB et revenu, Québec et comparaisons internationales

1. Personnes ayant un grade universitaire
2. Taux de chômage
3. Produit intérieur brut par habitant
4. Revenu disponible des ménages par habitant
5. Personnes à faible revenu

1. Personnes ayant un grade universitaire

Les données de 2016 diffusées par l’OCDE sur la formation des adultes sont basées sur un nouveau système de classification des niveaux d’enseignement. Elles ne sont donc pas comparables aux données des années antérieures. Le rang des pays peut présenter dans cette mise à jour des différences importantes par rapport à la précédente. Les personnes qui ont une formation universitaire sont celles ayant atteint un niveau égal ou plus élevé à la license.

En 2016, la proportion de personnes ayant un grade universitaire, parmi la population âgée de 25 à 64 ans, varie, d’un endroit à l’autre, entre 16 % et 42 %. Le Québec, avec une proportion de 27 %, se situe au 16e rang et le Canada, avec une proportion de 31 %, au 12e rang. En Suisse, en Belgique, au Royaume-Uni et aux États-Unis, 35 % ou plus des personnes de 25-64 ans ont un grade universitaire. À l’autre extrémité du classement, l’Autriche, l’Italie, la France et l’Espagne affichent des proportions inférieures à 25 %.

Chez les hommes, la proportion de diplômés universitaires varie selon le pays entre 15 % et 46 %. Les hommes de la Suisse se démarquent nettement des autres pays avec 46 % de diplômés universitaires. À l’autre bout du classement, moins d’un homme sur cinq possède un degré universitaire en Autriche, en Italie et en France. Le Canada se positionne au 10e rang et le Québec au 15e rang.

La Belgique et le Danemark affichent les pourcentages les plus élevés de diplômés universitaires chez les femmes. À l’opposé, les proportions les plus faibles se retrouvent en Autriche, en Italie, au Japon et en France. Le Canada se classe au 12e rang, pour la proportion de femmes détenant un grade universitaire, et le Québec au 14e rang.

Écart hommes-femmes

Les écarts entre hommes et femmes varient beaucoup d’un pays à l’autre en ce qui concerne la formation universitaire. Dans seulement 4 pays, Japon, Suisse, Allemagne et Pays-Bas, on retrouve plus de diplômés universitaires chez les hommes que chez les femmes. Au Japon, 90 % plus d’hommes que de femmes ont une formation universitaire. En Suisse, l’écart est de 26 % et en Allemagne, de 24 %.. Dans les 16 autres états, les femmes sont proportionnellement plus nombreuses que les hommes à détenir un diplôme universitaire. Les écarts les plus importants en faveur des femmes se retrouvent dans les 4 pays scandinaves ainsi qu’en Espagne et en Italie. Au Canada et aux Québec, pour 100 femmes ayant une formation universitaire, on compte 85 hommes.

2. Taux de chômage

Situation actuelle

En 2017, le taux de chômage dans les 20 états comparés fluctue grandement, de 3 % à 17 %. Avec un taux de 6,1 %, le Québec se situe au 12e rang et le Canada, avec un taux de 6,3 %, au 13e rang.  Les taux les plus bas sont observés au Japon et en Allemagne et les plus élevés en Italie et en Espagne. Ce dernier pays se démarque nettement des autres états avec un taux de chômage supérieur à 15 %.

En 2017, le taux de chômage varie d’un pays à l’autre de 3 % à 16 % chez les hommes et de 3 % à 19 % chez les femmes. Le classement des pays varie peu entre les hommes et les femmes et en général. Dans 12 des 20 états, dont le Québec et le Canada, le chômage est plus élevé chez les hommes que chez les femmes. Par contre, dans les deux pays ayant les taux les plus élevés, l’Italie et l’Espagne, les femmes sont plus touchées que les hommes.

3. Produit intérieur brut par habitant

Situation actuelle

Le produit intérieur brut par habitant constitue un indicateur de l’activité économique d’un pays. En 2016, parmi les 20 états comparés, le PIB varie en dollars américains de 36 144$ en Espagne à 71 346$ en Irlande. Le Canada se classe au 12e rang avec un PIB par habitant de 44 946$ et le Québec au 19e rang avec un PIB de 37 888$.

En plus de l’Irlande, les pays se situant au haut du classement, avec un PIB par habitant supérieur à 60 000$, sont la Suisse et la Norvège.

Variation récente

De 2007 à 2016, la croissance du PIB par habitant en dollars courants a varié entre 11 % et 53 % selon la population. Des hausses de plus de 30 % ont été observées en Irlande, en Allemagne et en Nouvelle-Zélande. À l’inverse, des augmentations inférieures à 15 % ont été enregistrées en Espagne, en Italie, en Norvège, au Canada et en Finlande. Le Québec a fait un peu mieux que le Canada avec une hausse de 16 %.

4. Revenu disponible des ménages par habitant

Le revenu disponible des ménages par habitant permet de mesurer le pouvoir d’achat d’une population. Il représente le montant annuel qui reste à la disposition des ménages une fois toutes les déductions faites (impôts, cotisations diverses, etc.). Les revenus présentés sont en dollars américains constants de 2010, en parité du pouvoir d’achat, afin de rendre comparable les revenus dans le temps et entre les pays. En 2015, le revenu disponible varie d’un état à l’autre entre 16 065 $ et 39 171. Le Canada se positionne plutôt favorablement au 7e rang alors que le Québec se retrouve au 14e rang. Les pays où les ménages possèdent les revenus disponibles les plus faibles sont l’Espagne, la Nouvelle-Zélande, l’Espagne, le Danemark et l’Irlande. Au haut du classement, les États-Unis se démarquent avec un revenu disponible supérieur de plus de 10 000$ au pays se positionnant au second rang.

Variation récente

En dollars constants, donc en tenant compte de l’augmentation du coût de la vie d’une année à l’autre, le Canada et le Québec enregistrent entre 2005 et 2015 des hausses du revenu disponible des ménages parmi les plus élevées des pays industrialisées. La Suède se classe au premier rang avec une hausse de près de 27 %, suivie du Canada, de l’Australie, du Québec et de la Nouvelle-Zélande. L’Espagne et l’Italie se positionne au bas du classement avec des baisses du pouvoir d’achat.

 

5. Personnes à faible revenu

Le Centre d’étude sur la pauvreté et l’exclusion a compilé à partir des données de Statistique Canada et d’Eurostat le taux de faible revenu en 2009 au Québec, au Canada et dans différents pays européens. Le seuil de faible revenu utilisé correspond à 60 % du revenu médian après impôt de chaque état. Étant donné que ces données ne couvrent que le début de la récession la plus récente, elles ne permettent pas de connaître les répercussions de cette récession sur l’évolution récente des taux de faible revenu.

Selon ces données, le Québec se classerait au 7e rang avec une proportion de personnes à faible revenu de 14 % alors que le Canada se retrouverait à l’avant-dernier rang avec une proportion de 19 %. Trois pays présente des pourcentages inférieurs ou égaux à 12 %, les Pays-Bas, la Norvège et l’Autriche alors qu’à l’autre extrémité, l’Espagne ferme la marche avec près de 20 % de personnes à faible revenu.

6a.1 faible revenu int

De 2001 à 2009, trois états ont enregistrés une baisse tangible du pourcentage de personnes à faible revenu : l’Irlande, 29 %, le Québec, 12 % et le Portugal, 11 %. À l’opposé, les taux de faible revenu ont augmenté de plus de 10 % en Suède, en Allemagne, au Danemark, en Finlande et en Belgique.

6a.2 faible revenu int

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