Scolarité, chômage, PIB et revenu, Québec et Canada, séries chronologiques

1. Personnes ayant un grade universitaire
2. Taux de chômage
3. Produit intérieur brut par habitant
4. Revenu disponible des ménages par habitant
5. Personnes à faible revenu

1. Personnes ayant un grade universitaire

De 1990 à 2017, la proportion de la population âgée de 25 à 64 ans possédant un grade universitaire (baccalauréat, maîtrise ou doctorat) est passée de 14,1 % à 31,2 % au Canada et de 12,0 % à 29,0 % au Québec. Sur l’ensemble de la période, le Québec n’a jamais réussi à réduire son retard sur le Canada en matière de scolarité universitaire. À la fin des années 90, un peu de moins d’un point de pourcentage séparait les deux territoires, alors qu’en 2017, l’écart se situe à plus de 2 %.

En 2017 au Québec, la proportion de personnes âgées de 25-64 ans ayant un grade universitaire était plus élevée chez les femmes, 31,6 % que chez les hommes, 26,5 %. Cette situation plus avantageuse chez les femmes s’est amorcée en 2005 et s’est accentuée au cours des dernières années. En 1990, 14 % des hommes et 10 % des femmes possédaient un grade universitaire.

2. Taux de chômage

Les données disponibles permettent de suivre l’évolution annuelle du taux de chômage au Québec et au Canada de 1976 à 2017. En 2017, le taux de chômage a enregistré une moyenne de 6,1 % au Québec et de 6,3 % au Canada. Il s’agit de la première année où le chômage est plus bas au Québec qu’au Canada. D’ailleurs le taux observé au Québec en 2017 représente un plancher depuis que les données historiques sont compilées. Au Canada, la valeur la plus basse a été enregistrée en 2007.

Au cours des quarante dernières années, le taux de chômage a suivi une évolution irrégulière parsemée de hausses et de baisses. Depuis 1994 au Canada et depuis 1998 au Québec, le taux n’a jamais dépassé la barre des 10 %. En 1983 et 1993, le chômage a atteint des sommets respectifs de 14 % et 13 % au Québec et de 12 % et 11 % au Canada.  La pointe la plus récente du taux de chômage correspond à la récession de 2009 où celui-ci a atteint 8,5 % au Québec et 8,3 % au Canada.

3. Produit intérieur brut par habitant

Les données les plus récentes publiées par l’Institut de la statistique du Québec nous permettent de suivre l’évolution du produit intérieur brut par habitant du Québec et du Canada de 2006 à 2016. Pendant cette période, le PIB par habitant est passé de 38 076$ à 47 443$ au Québec et de 45 815$ à 56 129$ au Canada. L’écart entre les deux régions s’est creusé, passant de 7 700$ à 8 700$. La récession de 2009 a eu un impact plus marqué sur le PIB du Canada que sur celui du Québec.  Entre 2008 et 2009, le PIB canadien a diminué de 6 % alors que le PIB québécois n’a diminué que de 0,4 %. Par contre, de 2009 à 2016, la hausse du PIB a atteint 20 % au Canada comparativement à 18 % au Québec.

 

4. Revenu disponible des ménages par habitant

Le revenu disponible constitue le revenu qui reste à la disposition des ménages pour la consommation finale de biens et de services ainsi que pour l’épargne, une fois déduit les transferts courants dont les impôts directs et les cotisations aux régimes d’assurance sociale. Le revenu disponible des ménages par habitant en dollars courants est passé, entre 1981 et 2016, de 7 481$ à 27 723$ au Québec et de 8 407$ à 31 781$ au Canada. Durant cette période de 35 ans, la hausse a été de 271 % au Québec et de 278 % au Canada. L’écart entre les deux territoires a varié, d’une année à l’autre, entre 10 % et 17 %.

5. Personnes à faible revenu

Différentes mesures retenues par Statistique Canada permettent d’estimer la proportion de personnes à faible revenu. Deux de celles-ci ont été retenues, la mesure de faible revenu après impôt et la mesure du panier de consommation. La mesure de faible revenu (MFR) établit le faible revenu à 50 % de la médiane du revenu des ménages après impôt. Le revenu des ménages est ajusté selon la taille du ménage. D’une année à l’autre, la proportion de personnes à faible revenu affiche des variations plus importantes au Québec qu’au Canada. À l’exception d’une seule année, le pourcentage est plus élevé au Québec qu’au Canada. Au Québec, l’importance relative des personnes à faible revenu n’est jamais descendu en bas de 12 % alors qu’au Canada, le pourcentage le plus bas s’est situé sous les 11 %. Au Québec, à plusieurs reprises, plus de 15 % de la population avait des faibles revenus. La dernière année que cette situation s’est produite remonte à 2008. Au Canada, les personnes à faible revenu n’ont jamais représenté plus de 14 % de la population.

La mesure du panier de consommation (MPC) permet d’établir un niveau de vie qui se situe entre le niveau de subsistance et l’inclusion sociale tout en tenant compte des variations du coût de la vie entre les régions canadiennes. La MPC correspond à un coût d’un panier comprenant les aliments, les vêtements, le loyer, le transport et d’autres biens et services nécessaires. Le coût du panier est comparé au revenu disponible de chaque famille afin de déterminer celles à faible revenu. Les données révisées relatives à la mesure du panier de consommation sont disponibles pour les années 2002 à 2011. Par rapport au MFR, le MPC fournit un portrait tout à fait différent, où les proportions de personnes à faible revenu sont à chaque année plus faible au Québec que dans l’ensemble du Canada. Au Québec, en 2011, la proportion de faible revenu est de 10,7 % et au Canada de 12,0 %. Au Québec, les personnes à faible revenu selon la MPC représenteraient un peu plus de 75 % de celles à faible revenu selon la MFR alors qu’au Canada, elles constitueraient 95 %.

6a.1 faible revenu MPC serie

Les données sur la MFR et le MPC semblent démontrer que l’on retrouve au Québec par rapport au Canada une plus grande proportion de personnes vivant en situation de pauvreté mais une plus faible proportion en situation d’extrême pauvreté.

 

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