Faible revenu et insécurité alimentaire, Québec et comparaisons canadiennes

1. Personnes à faible revenu
2. Ménages en situation d’insécurité alimentaire

1. Personnes à faible revenu

Statistique Canada utilise plusieurs méthodes pour déterminer le seuil de référence sous lequel les individus sont considérées à faible revenu. Les deux méthodes qui ont été retenues ici pour estimer la proportion de la population sous le seuil de faible revenu sont la mesure du panier de consommation et la mesure de faible revenu après impôt.

Faible revenu selon la mesure du panier de consommation (MPC)

La mesure du panier de consommation (MPC) vise à établir un seuil qui se situe entre le niveau de subsistance et l’inclusion sociale tout en tenant compte des variations du coût de la vie entre les régions. La MPC représente le coût d’un panier qui comprend : un régime alimentaire nutritif, des vêtements et des chaussures, un loyer, le transport et d’autres biens et services nécessaires (comme des articles de soins personnels et des articles ménagers). Les familles dont le revenu est inférieur au coût d’un panier de consommation déterminé en fonction de leur collectivité ou d’une collectivité de même taille sont considérées être à faible revenu (CEPE, 2014).

Selon la MPC, 9,0 % de la population québécoise vivait sous le seuil de faible revenu en 2017. Cette proportion est  légèrement inférieure à celles observées au Canada, dans son ensemble, 9,5 %,  en Ontario, 10,2 % ainsi qu’en Colombie-Britannique, 10,3 %. En Alberta, la proportion est plus faible et s’établit à 6,8 %.

Entre 2006 et 2017, le pourcentage de personnes à faible revenu selon la MPC a diminué considérablement dans les quatre provinces ainsi qu’au Canada dans son ensemble.

Le Québec affiche la baisse la plus faible, 31 % et la Colombie-Britannique la plus forte, 50 %.

Faible revenu selon la mesure de faible revenu après impôt (MFR)

La mesure de faible revenu après impôt (MFR) établit le seuil de revenu à 50 % de la médiane des revenus ajustés des ménages. Les seuils sont différenciés selon le nombre de personnes dans le ménage afin de refléter les économies d’échelle attribuables à la taille du ménage. Les données sur la MFR peuvent être disponibles annuellement à partir d’enquêtes ou aux cinq ans à partir du recensement.

Selon le recensement de 2016, le Québec comptait en 2015 14,6 % de personnes à faible revenu. En comparaison, le Canada en compterait 14,2 %, l’Ontario, 14,4 % et l’Alberta, 9,3 %. Seule la Colombie-Britannique présenterait une proportion plus élevée que le Québec, 15,5 %.

Selon les données annuelles les plus récentes, qui portent sur l’année 2017, la proportion de personnes à faible revenu serait de 14,4 % au Québec comparativement à 12,7 % au Canada.

Comparativement à 2006, le pourcentage observé en 2017 montre une légère augmentation au Québec, une légère diminution en Ontario et des baisses plus substantielles en Alberta, 10 % et surtout en Colombie-Britannique, 24 %.

2. Ménages en situation d’insécurité alimentaire

Les ménages avec ou sans enfants qui sont considérés être en situation d’insécurité alimentaire sont ceux qui doivent faire des compromis en matière de qualité ou de de quantité d’aliments consommés ou qui montre des signes de consommation alimentaire réduite et d’habitudes alimentaires perturbées.

En 2011-2012, la proportion de ménages en situation d’insécurité alimentaire était semblable dans les 4 provinces les plus populeuses, 8 %.

6c.1 insecurite alimentaire

Entre 2007-2008 et 2011-2012, l’importance relative des ménages en situation d’insécurité alimentaire est demeurée stable ou a augmenté de moins de 10 % en Ontario, en Colombie-Britannique et au Canada, dans son ensemble alors qu’elle a augmenté de 19 % au Québec et de 27 % en Ontario.

6c.2 insecurite alimentaire

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